Palestine : Après les élections dans l’Etat d’Israël

Les élections législatives se sont tenues le 1er novembre dans l’Etat israélien. Le retour au pouvoir de Benyamin Netanyahou, dans une coalition avec un parti ouvertement raciste qui prône les expulsions massives de Palestiniens, exprime l’état d’esprit profond d’une majorité de la « société » israélienne. Ainsi, le leader fasciste Itamar Ben Gvir, qui entend devenir ministre de la Sécurité intérieure, a déclaré qu’il veut « s’occuper des Arabes et restaurer la sécurité dans les rues israéliennes ».  

Jeunes palestiniens lors d'une manifestation à Gaza, le 14 juillet (Photo AFP)
Par François Lazar avec nos correspondants en Palestine
Publié le 13 novembre 2022
Temps de lecture : 3 minutes

Il s’agit là de l’aboutissement du sionisme, c’est-à-dire d’une politique prônant, dans les faits et depuis la fondation de l’Etat israélien, la « suprématie juive » et la négation du droit à l’existence du peuple palestinien sur sa terre. Contrairement à ce qu’écrivent des éditorialistes bien-pensants, Israël était déjà un Etat raciste fondé sur une politique d’apartheid. Dans les quatre jours qui ont suivi les élections, sous l’autorité du gouvernement sortant, l’armée israélienne a exécuté cinq civils en Cisjordanie, dont un jeune de 14 ans. La même politique de terreur ne s’est jamais arrêtée, et les meurtres de militants à Naplouse suivent les meurtres de militants à Jénine.

Malgré certaines déclarations, il y a fort à parier que l’Etat israélien conservera le même soutien des grandes puissances et de leurs alliés, dont la France.

Cette radicalisation d’une partie de la population juive israélienne, plus véhémente et ordurière dans les expressions racistes, se rangeant du côté des fondamentalistes religieux, ne conduira pas à une baisse de (…)


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