Les travailleurs belges en grève massive pour les salaires le 9 novembre

Entre autres revendications syndicales, les grévistent demandent au ministre du Travail socialiste, Pierre-Yves Dermagne, de ne pas donner force de loi au blocage des salaires pour 2023-2024 préconisé par le Conseil central de l’économie.

Sur un piquet de grève de la FGTB le 9 novembre (Photo correspondant IO)
Par correspondant
Publié le 19 novembre 2022
Temps de lecture : 4 minutes

« 0 % pour 2023-2024 » ? Blocage immédiat de la concertation sociale !

Le 26 octobre, le Conseil central de l’économie édicte la norme salariale (impérative) pour 2023-2024. C’est 0 % d’augmentation possible (hors indexation automatique) pour ces deux ans, et ce, au nom d’un handicap de compétitivité avec les pays voisins.

Suite à ce la, patronat et syndicats avaient jusqu’au 15 janvier pour conclure un accord interprofessionnel (AIP) 2023-2024. Lors de la réunion du 7 novembre de l’instance paritaire ad hoc, dite groupe des Dix, les syndicats rejettent la norme salariale, l’AIP est mort-né ! Et pas même d’accord sur l’enveloppe bien-être, soit les montants disponibles dans le budget de la Sécu pouvant être affectés à l’amélioration des allocations sociales.

Succès de la grève, préservation du droit de grève

Dans ces conditions, la grève du 9 novembre décidée par les deux fédérations principales, la FGTB, dite socialiste, et les syndicats chrétiens, a été massive. Paralysie de l’industrie, du cœur du port d’Anvers (manipulation des containers), de l’entièreté du port de Gand.

Le rail était largement paralysé également, en dépit de l’instauration récente, par voie législative, d’un service minimum : aucun train dans quatre provinces wallonnes sur cinq, un train sur quatre environ en Flandre ; situation semblable pour les trois sociétés publiques régionales de (…)


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