Pérou : « Qu’ils s’en aillent tous ! »

Après le putsch parlementaire, des manifestations ont été réprimées dans le sang par l'armée. Nous publions une déclaration de la rédaction d’« El Trabajo », tribune libre de la lutte des classes au Pérou.

Manifestation bloquant une autoroute à l'entrée d'Abancay, au Pérou, le 19 décembre (Photo AFP)
Par El Trabajo
Publié le 22 décembre 2022
Temps de lecture : 4 minutes

( Note de la rédaction d'Informations ouvrières : le 7 décembre dernier, Pedro Castillo, président du Pérou élu en juillet 2021, décide de dissoudre le Parlement qui s’apprêtait à examiner une motion de censure contre lui et annonce s’engager dans la rédaction d'une nouvelle Constitution.

Refusant cette dissolution, le Parlement le destitue pour « incapacité morale permanente » et le remplace par Dina Boluarte, vice-présidente. Castillo est arrêté et placé en détention pour « rébellion ». Une destitution immédiatement reconnue par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Dans tout le pays, des manifestations avec des affrontements violents ont eu lieu depuis, particulièrement dans les régions les plus pauvres, réclamant la libération de Castillo, la dissolution du Parlement, l’éviction de Dina Boluarte et exiger des élections anticipées. Les manifestants se heurtent à la répression brutale de l’armée, autorisée à intervenir dans le cadre de l’état d’urgence, décrété le 14 décembre, avec, à ce jour, un bilan de 21 morts, parmi lesquels trois adolescents, et plusieurs centaines de blessés.)

Déclaration du comité de rédaction d'El Trabajo

« Un seul cri dans les rues : “Qu’ils s’en aillent tous” (…)


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