Pérou : « Centraliser la lutte nationale afin de chasser le gouvernement de Dina Boluarte »

La rédaction du journal ouvrier péruvien « El Trabajo » informe des derniers développements dans le pays soumis à l'état d'urgence, alors que se développe une vague de grèves et de mobilisations, violemment réprimée, pour chasser le gouvernement installé après le coup d'état du 7 décembre dernier.

Manifestation à Lima, le 12 janvier, derrière la banderole du syndicat CGTP, pour exiger le départ du gouvernement, pour une assemblée constituante (photo Klebher Vasquez / Anadolu Agency via AFP)
Par El Trabajo
Publié le 13 janvier 2023
Temps de lecture : 3 minutes

Le coup d'État parlementaire, avec une majorité réactionnaire du Congrès, qui a destitué (le président) Castillo pour imposer le gouvernement de facto de Dina Boluarte , a déchaîné l'indignation des masses ouvrières, paysannes et populaires contre le système et ses institutions (Congrès, exécutif, pouvoir judiciaire...) et contre le manque d'hôpitaux, d'emplois, les privatisations, les pénuries alimentaires. La rébellion populaire a atteint le niveau d'un bouleversement politique et d'une semi-insurrection.

Révolte sociale et répression

L'état d'urgence décrété par Dina Boluarte n'est pas parvenu à pacifier le pays, mais il a au contraire exacerbé la révolte sociale. Le décret suprême N°143-2022-PCM, a placé le pays sous le contrôle des forces armées et de la police qui ont déchaîné la répression avec plus de 40 citoyens assassinés, les locaux de la Confédération paysanne et de Nuevo Perú perquisitionnés, et 26 dirigeants syndicaux et populaires emprisonnés. Cependant, la lutte continue et s'est étendue à tout le pays, plus puissante d’abord dans le sud et le (…)


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