Pérou : Pour l’Assemblée populaire nationale ! Pour la défaite de la dictature !
Le journal ouvrier péruvien « El Trabajo », dans l'éditorial de son dernier numéro, dessine les lignes de forces après le coup d'Etat de décembre dernier et le soulèvement des masses populaires en cours. Il soumet à la discussion de ses lecteurs des propositions d'action.
- International, Pérou

La dictature de Dina Boluarte soutenue par l’ambassade des États-Unis, par les forces ultra conservatrices du Congrès ainsi que par les forces armées, est responsable de l’assassinat de plus de 60 personnes sous couvert de l’état d’urgence et du couvre-feu. Ce fait alimente l’indignation et la fureur de la résistance populaire et il nourrit d’autre part la solidarité internationale croissante avec la résistance du peuple péruvien dans presque tous les pays d’Amérique et aussi en Europe.
L’ampleur de la rébellion ouvrière, paysanne et populaire est inédite dans notre pays. Ce mouvement s’inscrit dans la continuité de la grève nationale de 1977, de la grève de mai-juin 1978, de la marche des quatre Suyos2En référence au suyo qui est le terme quechua des divisions territoriales de l’ancien empire inca (NDT), qui ont précédé la convulsion sociale actuelle mettant au centre la question de la crise du pouvoir.
La rue continue à clamer : « Pas un mort de plus ! A bas l’état d’urgence ! Dehors Dina Boluarte ! Dissolution du Congrès ! Assemblée constituante souveraine ! »
Dans cette situation, à la recherche d’une soupape de sécurité pour calmer la « convulsion sociale », le Congrès dominé par la (…)
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