Tunisie : Vers un affrontement entre l’UGTT et le gouvernement

La Tunisie traverse actuellement une situation complexe sur le plan politique, économique et social. Notre correspondant explique les enjeux et la résistance des travailleurs, du syndicat UGTT à la politique du gouvernement.

Manifestation à Tunis, le 18 février, à l'appel de l’UGTT (photo AFP).
Par correspondant
Publié le 26 février 2023
Temps de lecture : 3 minutes

La situation de fiasco s’exprime par les promesses pompeuses de l’exécutif qui ne voient jamais le jour et la réalité qui se caractérisent par l’illisibilité et l’absence d’horizons positifs depuis l’avènement du conflit entre le pouvoir issu du 25 juillet 2021, date de la suspension de la Constitution de 2014 (gel du Parlement et début de la gestion du pays par ordonnances présidentielles), et les partis politiques qui ont été sur le devant de la scène politique entre 2011 et le 25 juillet 2021.

Tous les pouvoirs se concentrent aujourd’hui entre les mains du palais de Carthage, siège de la présidence. Le président Kaïs Saïd a fermé toutes les portes aux partis politiques, sur qui il fait porter la responsabilité de l’effondrement du pays.

Il compte instituer un nouveau paysage politique qui rompt avec ce qui a prévalu jusqu’à maintenant, avec de nouveaux instruments et méthodes !

Un référendum sans électeur

Ce paysage politique s’appuie sur les « représentions de base », un concept que personne ne maîtrise, en dehors du président. Après le référendum sur la nouvelle Constitution, marqué par une campagne à sens unique, (…)


Vous avez lu 20% de l'article. La suite est réservée aux abonnés. Pour accéder au contenu, vous pouvez :

Vous êtes déjà abonné ? Connectez-vous :