Défense du droit d’asile !
Une nouvelle fois, un bateau de « migrants » en direction de la Grande-Bretagne a coulé, avec à la clé des morts.
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Une nouvelle fois, les gouvernements accusent les passeurs. Bien évidemment, les passeurs sont des criminels, mais les responsables ce sont les gouvernements et l’Union européenne.
La Grande-Bretagne et la France ont passé un accord qui signifie que la police française doit faire le travail de la police britannique et empêcher le passage des « migrants ».
Cette situation provoque une importante concentration de « migrants » sur le territoire français qui espèrent pouvoir passer en Grande-Bretagne.
L’accès au port de Calais et le tunnel sous la Manche sont totalement bloqués par la police française. Ce qui fait que les « migrants » vont plus loin, sur les côtes de Picardie et de Normandie, pour tenter d’embarquer. Cela accroît le danger, parce que cela multiplie par trois le temps de la traversée et le risque de chavirage.
Et en Méditerranée ? L’Union européenne a négocié avec la Libye et la Tunisie le blocage des « migrants » africains dans ces pays. En Libye, ils sont réduits à l’esclavage, frappés, emprisonnés, violés. En Tunisie, le gouvernement a fait expulser plusieurs centaines de « migrants », les abandonnant dans le désert de Libye, sans eau, sans nourriture.
Selon les chiffres officiels de l’Union européenne, 2 000 personnes sont mortes noyées en 2022. 20 000 depuis 2014. Ces chiffres sont contestés par les ONG, car l’Union européenne ne tient compte que des personnes dont les corps ont été repêchés, quand des milliers d’autres ont disparu au fond de la mer.
Ce ne sont pas des « migrants », ce sont des réfugiés qui fuient l’Afghanistan, des Africains qui fuient les guerres, la famine, la misère.
Ce sont les Grecs qui, dans l’Antiquité, ont défini la notion d’asulon (« on ne peut pas piller »). Et c’est ensuite au XVIIIe siècle que cette notion s’est généralisée. Pour la défense du droit d’asile !
