Le budget de Macron : répression, casse sociale, guerre

Le gouvernement Macron entend à nouveau faire passer en force son budget à l’Assemblée nationale. Deux chiffres concentre ses intentions : +7,5 % pour les Armées, suppression de 2 511 postes d'enseignants dans l’Education nationale !

En déplacement à Tonnens dans le Lot-et-Garonne, Emmanuel Macron a encore une fois été hué (Capture d’écran X).
Par la rédaction d'IO
Publié le 5 octobre 2023
Temps de lecture : 2 minutes

Deux chiffres

Armées : + 7,5 %

C’est le troisième budget de l’État (devant celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) : le budget des Armées se montera l’année prochaine à 47,2 milliards d’euros, en augmentations de 7,5 %. La loi de programmation militaire adoptée il y a quelques mois prévoit des dépenses totales de 413 milliards entre 2024 et 2030.

Enseignement : 2 511 postes supprimés

Gabriel Attal a présenté le 27 septembre le budget 2024 de l’Éducation nationale : 2 511 postes d’enseignants y sont supprimés.

« Il y a un marché pour le déminage et la France a une expertise particulière » : Sébastien Lecornu, ministre des Armées, lors d’un déplacement à Kiev

Une délégation d’industriels français, conduite par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a conclu des contrats pour fournir des armements à l’Ukraine à l’occasion du forum des industries de défense organisé à Kiev la semaine passée. « Pour l’armée française, a dit le ministre à Franceinfo (29 septembre), cela nous intéresse aussi très directement parce que l’on tire aussi des conclusions de cette expérience ukrainienne pour l’armée française. Le déminage, par exemple. L’Ukraine va être un champ de mines au sens strict du terme. Cela veut dire que même pour percer la ligne de front, il faut déminer. Et demain, une fois la guerre terminée, pour reprendre une activité dans ce grand pays agricole, il faudra être en capacité de déminer les champs. Cela veut dire qu’il y a un marché pour le déminage et la France a une expertise particulière. »

 

« CM1 sans enseignants, parents survoltés », 200 élèves sans professeurs à Gennevilliers (Hauts-de-Seine)

Devant les écoles de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), les affiches de ce genre sont de plus en plus nombreuses. La raison : dans cette ville de plus de 50 000 habitants, 200 élèves de primaires et de maternelles sont encore sans professeurs depuis la rentrée scolaire. « Ça devient compliqué pour tout le monde. On touche le fond », lance la représentante des parents d’élèves. Un rassemblement avait lieu jeudi 28 septembre pour exiger des enseignants devant la direction académique de l’Éducation nationale (BFM TV, Île-de-France).

 

Une longue file de malades sur des brancards sur le parking de l’hôpital de Perpignan filmée par les pompiers

« Pendant que nos élites se goinfrent à Versailles, la plèbe souffre en silence ». C’est le message posté sur les réseaux sociaux par les pompiers CGT des Pyrénées-Orientales.

Leurs collègues ont eux-mêmes filmé une file impressionnante de malade alignés sur des brancards dans le parking de l’hôpital de Perpignan, faute de place dans le service des urgences.

 

« Il y aura probablement une dizaine de 49.3 »

C’est l’avertissement du ministre du Budget, Thomas Cazenave, le 28 septembre, sur LCI, à propos des prochains textes budgétaires (loi de finances et loi de financement de la Sécurité sociale) qui vont être débattus dans les prochaines semaines au Parlement.