Mobilisation nationale des AESH : « Nous sommes en colère »

Un appel national à la grève était lancé le mardi 3 octobre par les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Snalc, SNCL et Sud suite aux dernières mesures en trompe-l’œil du gouvernement qui maintiennent les AESH dans la pauvreté.

Manifestation à l'appel de l'intersyndicale pour un vrai statut, un vrai salaire et la reconnaissance de leur métier (AESH) par l'éducation nationale, à Paris, le 3 octobre (AFP).
Par correspondant
Publié le 15 octobre 2023
Temps de lecture : 2 minutes

Les AESH et leurs organisations demandent un vrai statut de fonctionnaire de catégorie B, l’augmentation de leur salaire et la garantie de pouvoir travailler à temps complet. Des rassemblements étaient organisés dans différentes villes.

A Paris, 300 personnes ont manifesté en direction du ministère de l’Education nationale. A la fin du cortège parisien, une AESH de Seine-Saint-Denis intervient : « Nous sommes en colère pour les conditions de travail déplorables, nous sommes sous-payés pour un travail pénible mais essentiel. On ne nous reconnaît pas nos heures supplémentaires. Nous n’avons pas de médecine du travail alors que notre métier nous cause des pathologies parfois graves. Nous sommes en grève aujourd’hui car nous sommes en colère, et nous continuons à demander un vrai statut et un vrai salaire. »

Six députés de La France insoumise, dont Paul Vannier, Nadège Abomangoli, Léo Walter, étaient présents pour soutenir les AESH.

Une délégation a été reçue au ministère de l’Education nationale le même jour sans apporter de réponses satisfaisantes.

 

La parole à Muriel Gerbier, AESH et syndicaliste en Haute-Loire

« Mardi matin, nous avons organisé une réunion d’information syndicale (RIS) avec mon syndicat, le Snudi-FO à laquelle quarante AESH ont participé. Nous sommes au bout du rouleau, nous n’en pouvons plus de nous faire cracher dessus, insulter, battre par des enfants qui malheureusement ne sont pas à leur place. Nous avons pris connaissance des différents appels et grèves du 3 octobre contre l’acte II de l’école inclusive mais nous avons bien conscience que seules nous ne gagnerons pas !

C’est pourquoi toutes les AESH présentes à la RIS ont proposé d’organiser une montée à Paris avec tous les personnels concernés par l’inclusion systématique (AESH, AED, ATSEM, professeurs, parents d’élèves, associations, personnels des ITEP, des IME…).

De ce fait, nous nous associons à la tenue d’une conférence nationale contre l’acte II du gouvernement Macron sur l’école inclusive qu’organise ma fédération, la Fnec FP-FO, le 17 novembre prochain. Lors du vote à la fin de la RIS, il a été voté à la majorité absolue la montée au ministère à Paris afin de faire entendre nos revendications qui sont notamment : Non à l’acte II de l’école inclusive de Macron ; un statut de la fonction publique ; une véritable augmentation de salaire et non des primes ainsi qu’un temps plein pour 24 heures d’accompagnement ; le recrutement d’AESH à hauteur des moyens… »