A trois semaines de l’investiture de Trump
Déclarations fracassantes et premières difficultés de celui qui va prendre les rênes de l'exécutif fédéral, le 20 janvier prochain, alors que des grèves ont éclaté à Amazon et Starbucks.
- Actualité internationale, Etats-Unis

À peine élu, avant même la passation de pouvoir qui aura lieu le 20 janvier prochain, Donald Trump commence à produire des déclarations fracassantes. Il vient ainsi de déclarer coup sur coup que, pour les États-Unis, « la possession et le contrôle du Groenland [étaient] une nécessité absolue », rappelant sa proposition d’il y a quatre ans d’acheter ce territoire danois, et que si le Panama n’abaissait pas les tarifs d’utilisation de son canal pour les navires américaines, les États-Unis exigeraient sa restitution (il a été creusé au début du XXe siècle par les États-Unis, qui en ont conservé le contrôle jusqu’en 1999).
Il a également suggéré que le Canada devrait devenir le 51e État des États-Unis, appelant à plusieurs reprises Justin Trudeau, son Premier ministre, « gouverneur », comme le responsable de l’exécutif d’un État américain.
De la doctrine Monroe à America First
Cela pourrait ressembler au retour à la diplomatie américaine du XIXe siècle, résumée par la doctrine Monroe selon laquelle le continent américain, du Nord (incluant, géographiquement, le Groenland) au Sud, était la chasse gardée des États-Unis, et que, par contre, les États-Unis n’entendaient pas se mêler des affaires du reste du monde. La doctrine Monroe était l’affirmation de la place (…)
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