Rencontre nationale de Potere al Popolo à Rome : « Pas un euro pour leur guerre ! »
500 militants de toute l’Italie étaient présents pour la rencontre nationale de Potere al Popolo le 15 mars au théâtre Quirino, dans le centre de Rome. Potere al Popolo présentait ce jour-là son programme politique. Le député LFI Jérôme Legavre y a pris la parole.
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« Maintenant à nous de jouer » scandent les militants entre les interventions, « pas un euro pour leur guerre » indique en gros une banderole accrochée au balcon du théâtre avec les visages de Meloni, Macron, Van Der Leyen.
« On dénonce le génocide à Gaza encore aujourd’hui comme on l’a toujours fait » lance le présentateur de l’assemblée qui s’ouvre avec la vidéo d’un témoignage de Leila Khaled, militante palestinienne.
Le ton est donné, Potere al popolo entend bien montrer aujourd’hui son indépendance face aux groupes politiques italiens de centre gauche qui appuient la politique d’armement de Meloni et de l’Union européenne.
« Pour nous, le soutien de la France insoumise et de Podemos, que nous avons invités, est très important », nous indique Giuliano Granato, porte-parole national de Potere al Popolo. Ces deux organisations étaient invitées ainsi que le Mouvement des sans-terre du Brésil et le Parti du travail (PTB) de Belgique.
Le syndicat USB, des organisations étudiantes comme « Cambiare Rotta », féministes et écologistes étaient également présentes et sont intervenus parmi la vingtaine d’orateurs qui ont pris la parole dans cette rencontre.
Potere al popolo appelait ensuite à une manifestation contre la guerre et le plan de réarmement européen.
Entendu à la tribune« Il n’y a pas d’argent pour l’école, la santé mais pour la guerre il y en a toujours plus, à tout ça on doit dire stop » Marta Collot, porte-parole nationale « Aujourd’hui l’Union européenne nous demande d’aller à la guerre (…) nous rejetons et refusons ce plan de 800 milliards pour l’armement proposé par von der Leyen. (…) Cette classe dominante nous fait la guerre à tout point de vue, il n’y a pas d’argent pour l’école, la santé mais pour la guerre il y en a toujours plus, à tout ça on doit dire stop. (…) Nous on veut la paix sociale, on refuse ce discours qui dit que la paix se fait avec les armes. (… ) On ne va donc pas laisser notre futur entre leurs mains. La question qu’on pose aujourd’hui c’est : que veut-on pour notre futur ? L’organisation devient la seule et unique réponse, nous devons construire une alternative, en maintenant notre indépendance. » « Aucune union nationale. Il faut les dégager ! Pas un euro, pas une vie pour leur guerre ! Jérôme Legavre, député France insoumise et militant du POI « Ce mercredi la France insoumise a voté contre la résolution sur la guerre en Ukraine qui s’inscrit dans le plan de Von der Leyen de 800 milliards pour la marche à la guerre. (…) Ils osent dire “ce sont nos valeurs qui sont en jeu”. Mais c’est quoi leurs valeurs ? Ils ont laissé faire un génocide, le massacre du peuple palestinien, ils ont donné les armes à leurs bourreaux. (…) La guerre, les peuples la font pour les industriels. En France, Emmanuel Macron est le président le plus impopulaire de la Ve République. Il cherche à réaliser l’union nationale autour de leur propagande pour la guerre et ils cherchent à diviser le peuple en alimentant le racisme. (…) Le 22 mars en France, la France insoumise appelle à des manifestations dans toute la France contre le racisme, contre l’extrême droite, contre la guerre et donc contre ce gouvernement. Oui il faut la rupture avec ce système, avec cette politique ! On qualifie la France insoumise d’antisémite, et de la même manière ils ont poursuivi Mathilde Panot et Rima Hassan, ainsi que des étudiants. Nous ne céderons rien. Il ne peut y avoir aucune compromission contrairement au Parti socialiste français qui a refusé de censurer ce gouvernement. Aucune union nationale. Il faut les dégager ! Pas un euro, pas une vie pour leur guerre ! Rupture et indépendance totale vis-à-vis de ce système ! L’urgence du moment c’est de s’organiser ensemble et de résister » « Nous sommes partout sur les piquets de grève, les blocages, pour le logement, pour le salaire minimum » Giuliano Granato, porte-parole national « Qui sommes-nous ? qui sont-ils ? Nous sommes des jeunes travailleurs avec des visages, nous sommes les dockers qui décident de bloquer l’envoi des armes. On ne veut pas avoir à choisir entre Trump et Harris, entre Meloni et Schlein [secrétaire nationale du Parti démocrate, Ndlr]. On est à un an et demi du 7 octobre et encore aujourd’hui, écrire « génocide » à propos de la Palestine dans un article provoque une levée de boucliers de la part des rédactions qui font partie de ce complexe militaro-industriel et politico-médiatique qui fait de l’argent sur le dos du génocide palestinien et construit son propre futur. Nous ne sommes pas comme cette gauche en Italie qui a peur de dire stop au génocide ! Nous sommes partout sur les piquets de grève, les blocages, pour le logement, pour le salaire minimum, dans les quartiers de banlieue. Nous commençons à être reconnus. Nous devons réarticuler notre classe. »
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