Meeting internationaliste contre la guerre le 5 octobre à Paris

Contre les politiques de guerre, que les gouvernements veulent faire payer aux peuples en organisant la guerre sociale, partout dans le monde, de larges couches de travailleurs et de jeunes cherchent à se disposer, se réorganisent autour des pôles de résistance.

Par Victor Cayeux
Publié le 6 août 2025
Temps de lecture : 3 minutes

La crise au sommet se poursuit, en plein été. Sur le plan institutionnel, Bayrou est tout sauf sûr de réussir à faire passer son budget. Nul ne sait si la coalition branlante qui lui a permis de tenir, avec le soutien du RN et l’abstention du PS sur la censure, continuera à le faire. Car le rejet du gouvernement atteint des sommets. Même les sondages le reconnaissent : il n’y a plus que 12 % d’opinions favorables au Premier ministre, et 15 % pour le président de la République. Les chiffres se sont effondrés en quelques jours.

Les annonces d’attaques plus brutales les unes que les autres, avec le budget de saignée du gouvernement, la hausse de la TVA sur l’énergie, les menées contre les malades et bénéficiaires de la protection sociale, sèment une colère sans précédent dans toute l’histoire des sondages sous la Ve République. La politique de ce gouvernement est conspuée, dans tous ses aspects les plus ignobles.

Le soutien au génocide des Palestiniens perpétré par Israël, avec le soutien des grandes puissances impérialistes (parmi lesquelles la France) qui tentent misérablement de se repeindre en héraut d’un État palestinien, s’effondre, dans notre pays comme à l’échelle internationale.

Devant l’horreur, et en conséquence des processus de résistance qui ont sans relâche réclamé l’arrêt du génocide à Gaza, aux États-Unis mêmes, principal soutien à Israël et ses opérations meurtrières, il n’y a plus qu’un tiers des Américains qui soutiennent l’opération militaire israélienne. Tous ces phénomènes se conjuguent, se cristallisent.

Travailleurs et jeunes cherchent à s’organiser

Contre les politiques de généralisation de la guerre, que les gouvernements veulent faire payer aux peuples en organisant la guerre sociale, partout dans le monde, de larges couches de travailleurs et de jeunes cherchent à se disposer, se réorganisent, se cristallisent autour des pôles de résistance.

En un temps record, c’est désormais plus de 600 000 Britanniques qui se sont inscrits dans le nouveau parti de Jeremy Corbyn et Zarah Sultana, marquant un profond rejet de la politique contre le gouvernement travailliste de Starmer. Trump continue sa guerre commerciale pour les intérêts de l’impérialisme américain en crise, provoquant un vent de révolte dans le pays qui se matérialise là aussi, sur le regroupement autour de DSA arrivé en tête des primaires à New York et Minneapolis.

En France, c’est la bataille pour censurer Bayrou qui va avoir lieu à l’Assemblée, autour du groupe LFI qui, sans relâche, cherche à dégager au plus vite ce gouvernement pour l’arrêter.

Dans ces conditions, avec des hôpitaux exsangues, des services publics attaqués jusqu’à l’os, la rentrée, risque d’être explosive partout. Des forces se disposent, se cherchent, pour préparer les affrontements qui viennent, contre la politique de leur gouvernement. C’est aussi ce qui s’exprime dans cette attention autour du 10 septembre, dans cet appel à bloquer le pays qui se répand sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines.

Un appel dont nul ne sait à ce stade quelle forme et quelle ampleur il prendra, mais qui marque là aussi la volonté, par en bas, de s’organiser et de se regrouper pour mettre fin aux attaques de Bayrou-Macron au service du capital. Déjà, des syndicats, des fédérations syndicales, appellent à les rejoindre dans leur appel à bloquer le pays (voir ci-contre). Ils ont raison. Pour des millions, ce qu’on veut nous infliger est insupportable.

Meeting européen contre la guerre

C’est dans ce contexte que le meeting contre la guerre du 5 octobre est organisé par des militants politiques, des syndicalistes, qui sont liés à ces processus, qui sont liés à cette recomposition. Des militants qui se seront vus la veille dans une rencontre des initiateurs de l’appel européen contre la guerre. Que des milliers de militants se rassemblent le 5 octobre, au moment où partout en Europe monte cette aspiration à résister, au moment où tous les gouvernements voudraient nous imposer le grand sacrifice dans l’économie de guerre, serait une aide considérable.

Ceux qui tergiversent, qui manœuvrent, pour défendre leur petite boutique, qui aspirent à « continuer le dialogue » avec le pouvoir, alors qu’on leur demande juste d’accepter que tout soit liquidé, ceux qui espèrent pouvoir éviter l’affrontement, feraient bien de prendre la mesure de cette colère qui monte.

Chacun, sous ses formes propres, avec sa spécificité, peut s’engager dans ce processus de résistance, et peut trouver dans cette initiative une aide pour la rupture claire et nette, un levier pour aider à mobiliser, pour aider à l’emporter contre nos gouvernements fauteurs de guerre et leurs attaques. Ensemble on peut les bloquer, ensemble on peut les chasser.

Soyons nombreux le 5 octobre pour y contribuer.