Rejeter la guerre, regrouper pour en finir avec ce système
Lors des commémorations du 11 Novembre, Macron choisit de rendre hommage à Clemenceau, qui déclarait, président du Conseil en 1917, au moment de la grande boucherie : « Politique intérieure, je fais la guerre ; politique étrangère, je fais la guerre. Je fais toujours la guerre. »
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Lors des commémorations du 11 Novembre, Emmanuel Macron choisit de rendre hommage à Clemenceau. Celui qui avait déclaré, président du Conseil en 1917 au moment de la grande boucherie : « Politique intérieure, je fais la guerre ; politique étrangère, je fais la guerre. Je fais toujours la guerre. » Tout un symbole. Rejeté de partout, Macron prépare lui aussi la boucherie, à l’intérieur et à l’extérieur.
Dans un silence organisé en France, le génocide en Palestine se poursuit sous une nouvelle forme avec le plan Trump, avec les exactions des colons en Cisjordanie, avec les bombardements meurtriers sur Gaza, en violation du cessez-le-feu par Netanyahou. La dislocation des nations par la guerre se poursuit, s’amplifie. La guerre civile au Soudan s’intensifie, avec son cortège de massacres, d’exactions, de civils assaillis par la faim. Les différents impérialismes soutiennent des seigneurs de guerre différents, et saignent à blanc la population civile. Le Mali, exsangue de l’intervention militaire française, voit sa capitale assiégée par les groupes djihadistes qui ont organisé la pénurie de carburant dans tout le pays. Donald Trump continue son opération militaire contre le Venezuela au prétexte des narcotrafics, frappant au passage Mexique, Colombie…
L’élection à la mairie de New York : un séisme aux répercussions mondiales
Dans cette situation marquée par la généralisation de la guerre, le fait d’avoir élu Mamdani de Democratic Socialists of America (DSA) à la mairie de New York exprime un mouvement de fond, un rejet en profondeur du génocide et de ces guerres de dislocation.
Des millions se sont dressés, sur tous les continents, contre le génocide en Palestine. Par leur refus organisé de la guerre et de la barbarie, ils ont d’ores et déjà modifié la situation politique.
DSA et Mamdani ont fait du combat contre le génocide un combat central, prenant la mairie de New York, obtenant au passage la majorité des voix chez les jeunes juifs new-yorkais. En Grande-Bretagne, c’est Sultana qui caracole dans les sondages, avec ce même point cardinal sur le combat pour la Palestine.
Faut-il dès lors s’étonner qu’en France les attaques calomnieuses redoublent contre la France insoumise (LFI) ? Raphaël Enthoven, relaxé pour avoir insulté la France insoumise d’antisémite, persiste et signe le jour même : « La France insoumise est le premier parti antisémite de France. » Ces attaques immondes, proférées par celui qui dit qu’en cas de deuxième tour Mélenchon-Le Pen, il choisirait Le Pen, ont un sens.
L’élection de Mamdani sonne pour eux comme un séisme. À nouveau, sous les applaudissements du gouvernement, une conférence sur la Palestine est interdite au Collège de France. Il leur faut à tout prix continuer à faire taire les voix qui s’élèvent sur la Palestine, et dans le même mouvement déchaîner la calomnie contre LFI. Une terreur saisit les tenants du système devant ce qui s’est produit à New York où, bataillant contre une candidature dissidente démocrate, Mamdani a gagné seul sur une ligne de rupture, appuyé uniquement sur l’aspiration des millions de New-Yorkais à en finir avec ce système.
Le PS au secours de Macron, chef de guerre contre le budget de la santé
En France, le régime est à bout de souffle. La détestation de ce gouvernement est partout palpable. Selon un sondage Odoxa- Le Figaro du 6 novembre, 89 % des Français « jugent que le projet politique de Macron est un échec ». Il continue pourtant de bénéficier des manœuvres de certains à gauche, pour permettre au gouvernement de poursuivre sa besogne au compte du capital, en attaquant les budgets sociaux.
À la gauche de l’Assemblée nationale, seule la France insoumise a voté contre la partie recettes du PLFSS.
Voilà ce qui ne leur est pas pardonné, voilà ce qui explique le torrent de boue orchestré par les puissants de ce monde, contre LFI. Le Parti socialiste lui, a voté pour ! ! Le groupe écologiste (parmi lequel François Ruffin) s’est abstenu, et la majorité du groupe communiste à l’Assemblée s’est abstenue. Ils ont donc permis au projet de gouvernement de passer, à quinze voix près…
On parle là d’un texte qui ampute 12 milliards à la santé publique, déjà exsangue. Le prétexte de cette collusion avec les macronistes ? Permettre au débat de se poursuivre !
Le député socialiste Jerôme Guedj, porteur d’un amendement augmentant la CSG, ose même proclamer au cours de son interview dans Libération : « Notre méthode opiniâtre porte ses fruits. » Les hospitaliers en lutte pour les postes, contre les ravages faits à l’hôpital, ses usagers entassés dans des urgences où désormais on meurt d’attendre, apprécieront.
D’autant plus que dans le même temps, 6,7 milliards sont alloués, grâce aux mêmes, à l’armée dans le débat sur le budget ! Un vote à rebours de l’exigence de l’immense majorité, du mandat qui leur a été confié par des millions. Un sondage Les Échos indique que sept Français sur dix refusent de couper dans la santé « même si cela creuse les déficits ».
Quoi d’étonnant quand Carole Delga, dirigeante du Parti socialiste, déclare débloquer elle aussi, en région Occitanie, 200 millions d’euros pour contribuer au réarmement ? Autre mesure du « réarmement démographique » cher à Macron, Attal propose, pour démarrer le financement de la retraite par capitalisation, 1 000 euros par bébé ! Au même moment où Trump, le chef de l’impérialisme américain, lui aussi en pleine explosion des budgets de guerre et d’un dépeçage sans précédent de la fonction publique et des droits sociaux, propose 2 000 euros par Américain…
Nous serons au meeting de Londres contre la guerre
Collusions à l’Assemblée pour préserver Macron, attaques contre tout ce qui peut permettre la jonction, par en bas, avec le pôle de rupture avec ce système que constitue LFI… La recomposition politique, le rejet par en bas de la marche à la guerre et de l’opération de destruction de tous les droits les terrifie tous. Nous serons le 20 juin au meeting à Londres, dans la suite du succès du meeting du 5 octobre, aux côtés des milliers qui, dans toute l’Europe et dans le monde, refusent la guerre, posent la question d’en finir avec la politique des gouvernements fauteurs de guerre.
