Manoeuvre pro-Netanyahou à l’occasion de la manifestation du 29 novembre
Au moment où dans le monde entier se prépare la journée internationale du 29 novembre en soutien au peuple palestinien circule un appel à constituer un cortège distinct à la manifestation nationale, autour du PCF, avec les quelques satellites habituels comme le MRAP.
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Au moment où dans le monde entier se prépare la journée internationale du 29 novembre en soutien au peuple palestinien ; au moment où le génocide se poursuit à l’ombre d’un cessez-le-feu qui n’en est pas un ; au moment où Netanyahou appuyé par Trump (avec l’aide de Macron, ne l’oublions jamais) s’empêtre dans les scandales et les massacres ; au moment où en France se prépare une manifestation nationale unitaire qui affirme « nous montrerons la force de notre mobilisation pour les droits du peuple palestinien » ; au moment où, plus que jamais, il faut agir dans l’unité et dans la clarté : une misérable opération de division se fait jour.
Autour de la direction du Parti communiste français (PCF), et avec les quelques satellites habituels comme le MRAP, circule un appel à constituer un cortège distinct à la manifestation nationale.
Sur les réseaux sociaux, essayant de justifier ce soutien honteux à Macron, Trump et à l’Autorité palestinienne, circule un texte qui déclare : « Nous avons donc décidé d’écrire un appel plus précis, sans ambiguïté, et d’organiser, un pôle “deux peuples, deux États” dans la manifestation du 29 novembre, récusant le slogan “From the river to the sea” ».
Ce « slogan » « From the river to the sea » est simplement la formulation historique de l’aspiration du peuple palestinien, toutes composantes confondues, au droit à sa terre. Le peuple palestinien a-t-il droit à sa terre ? Peut-on affirmer défendre le peuple palestinien et récuser ses mots d’ordre historiques ? Sous une forme hypocrite, les diviseurs volent au secours de tous les partisans de l’ordre colonialiste : ces gens-là veulent bien du peuple palestinien à condition que ce dernier accepte son sort, accepte d’être expulsé de sa terre historique qui va « de la rivière à la mer ».
Récuser la formulation historique du peuple palestinien, c’est accepter le colonialisme. Cette manœuvre de défense de l’ordre colonialiste, malgré les mots ronflants de l’escroquerie, a un grand mérite ; elle permet d’y voir clair.
Ce cortège de division, ce cortège excusant le colonialisme sioniste, nous n’en serons pas.
Les défenseurs de la cause palestinienne n’en seront pas.
