Avec la proposition de loi Yadan de nombreux juifs auraient été poursuivis pour antisémitisme…

La proposition de loi Yadan constitue une étape supplémentaire dans l’arsenal législatif et réglementaire visant à interdire toute critique à l’égard de l’État d’Israël et de son gouvernement, en particulier en liant l’opposition ou la condamnation du sionisme à l’antisémitisme.

Rassemblement contre la proposition de loi Yadan, le 20 janvier, à Paris. (IO)
Par Frédéric Kamerlinck
Publié le 22 janvier 2026
Temps de lecture : 3 minutes

Rappelons que, quelques semaines après son élection de 2017, Macron, à l’occasion de la commémoration de la « rafle du Vél’ d’Hiv », s’était adressé à Benyamin Netanyahou, invité pour la circonstance, en lui disant « cher Bibi » et il avait déclaré « nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme ».

Aujourd’hui, la proposition de loi Yadan intitulée « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » s’inscrit complètement dans les propos de Macron. Il n’est pas inutile de souligner que Caroline Yadan, députée macroniste de la 8e circonscription des Français établis hors de France (la circonscription qui regroupe 8 pays du pourtour méditerranéen dont Israël) a déclaré, dans une interview à BFM TV (6 octobre 2024) qu’elle est « d’abord la députée des Français qui habitent Israël » ! Elle milite pour qu’une déclaration de reconnaissance de l’État d’Israël soit une condition préalable à (…)


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