Résistance(s)
Macron et Lecornu, archi-rejetés continuent leur guerre contre les travailleurs et les conquêtes sociales. On peut les arrêter !
- Actualité politique et sociale

« Une civilisation entière va mourir ce soir » a déclaré Trump sur ses réseaux ce mardi 7 avril à propos de l’Iran, à quelques heures de la fin de l’ultimatum. Un concentré de la barbarie capitaliste qui, pour préserver ses intérêts, provoque la guerre et des milliers de morts en Iran, au Liban, en Palestine. Guerre largement soutenue par Macron et son gouvernement. Guerre intérieure, guerre extérieure : les trois meetings contre la guerre qui ont eu lieu à Nantes, Lyon et Paris la semaine dernière ont rassemblé des centaines de militants en présence de John Rees et d’Alex Gordon, les militants de Stop the War ayant fait spécialement le déplacement. Une force disponible qui agit contre la guerre et pour bloquer les gouvernements fauteurs de guerre, à élargir et à rassembler lors du prochain meeting international à Londres le 20 juin.
En ce moment, Macron et son gouvernement mènent la guerre contre les travailleurs et leurs conquêtes sociales. En effet, le gouvernement est à la tâche : accord sur l’assurance chômage signé avec plusieurs organisations syndicales qui taillent à la hache de plusieurs millions d’économies ; 4 000 suppressions de postes dans l’enseignement avec des milliers de classes en moins à la rentrée prochaine ; le projet de loi contre la Sécurité sociale frauduleusement appelée « lutte contre la fraude sociale » voté ce mardi ; 8,5 milliards supplémentaires pour les munitions présentés au Conseil des ministres mercredi 8 avril ; examen au Sénat le 13 avril du projet de loi « SURE » sur la justice criminelle porté par Gérald Darmanin ; loi Yadan les 16 et 17 avril prochain pour tenter de porter un coup majeur à la liberté d’expression…
Face à cette volonté de poursuivre et d’amplifier l’agression caractérisée contre les conquêtes ouvrières et les libertés démocratiques, la résistance des travailleurs s’exprime de mille et une manières : blocage d’établissements scolaires par les enseignants et les parents pour défendre les classes ; grève importante des avocats regroupés en collectif « Colère noire » ; plus de 500 000 signatures sur la pétition mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale pour dire : « Non à la loi Yadan »…
Même les petits patrons s’y mettent, en décidant d’organiser des barrages filtrants pour protester contre le prix du carburant, comme c’était le cas sur le périphérique de Nantes ce mardi.
C’est dans ce contexte que l’offensive anti-LFI se poursuit avec ce déchaînement nauséabond relayé par les plus hauts sommets de l’État contre les maires LFI récemment élus, en particulier le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. À l’appel du maire de Saint-Denis et de LFI, plus de 10 000 manifestants se sont massés sur la place de l’hôtel de ville de Saint-Denis, ce samedi 4 avril, contre le racisme, contre l’antisémitisme, contre l’islamophobie, contre la haine de l’autre.
Dans ce contexte marqué par une explosion des prix à la pompe mais aussi du prix du gaz (+ 15 % au 1er mai), la question du blocage des prix est un enjeu immédiat pour des millions de personnes prises à la gorge. La question d’une initiative nationale sur le terrain de la mobilisation est posée. D’ores et déjà, et en l’absence à ce stade d’actions organisées ensemble par les centrales syndicales, des structures ont sans attendre décidé d’agir
