• informations-ouvrieres@fr.oleane.com

Dégagez !

Depuis le début de la pandémie, on ne cesse de nous rebattre les oreilles avec les autorités « scientifiques ». Il y a le conseil « scientifique » de Macron, qui prescrit, au nom, de prétendus critères scientifiques et médicaux, les décisions politiques du gouvernement. Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, toutes les semaines, sur un ton de croquemort, annonce le nombre de morts, de personnes en réanimation, de malades hospitalisés et dicte ses consignes, tel le docteur Mabuse. Nous n’avons cessé de le répéter dans ce journal, ils ont menti sur tout ! Prenons un seul des multiples exemples.

Temps de lecture : 2 minutes

Au début de la pandémie, Véran, Salomon, Delfraissy (du conseil scientifique) ont affirmé que les masques ne servaient à rien, voire qu’ils étaient même dangereux. 

Un rapport du Sénat vient de démontrer que, dès 2018, des responsables avaient alerté qu’il n’y avait plus de stock de masques. Le professeur Jean-Paul Stahl avait remis un rapport à l’agence Santé publique France (SPF) sur la nécessité de commander un milliard de masques. Ce rapport arrive sur le bureau du directeur de Santé publique France en même temps qu’une analyse révélant l’état calamiteux du stock national : plus de 80 % des 735 millions de masques ne seraient plus conformes. Dès le 26 septembre 2018, il tire la sonnette d’alarme dans un courrier adressé à Jérôme Salomon, dont il dépend. Jérôme Salomon qui, avec le ministre de la Santé, cherche à faire des économies sur les « stocks dormants » donne, le 30 octobre 2018, à Santé publique France le feu vert pour commander… 50 millions de masques !

Pressions, censure, mensonges

Le rapport du Sénat et les articles de presse révèlent que Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, aurait fait pression sur Santé publique France pour modifier un rapport sur les masques avant publication.

Dans un courrier adressé à ce service, le 21 février 2019, Jérôme Salomon écrit : « L’avis est rédigé de façon ambiguë entre le besoin en contre-mesures médicales et le volume de stock nécessaire. Il faut absolument dissocier les deux. En effet, comment concevoir, sauf à vous décharger sur la direction générale de la Santé, puisque vous agissez au nom de l’État pour la gestion des stocks, qu’un groupe d’experts laisse penser que le stock des masques doit être autour d’un milliard et que l’établissement pharmaceutique de SPF n’ait pas constitué de stock à la hauteur de ce qui a été recommandé. » De manière sous-entendue, mais très claire, Salomon menace l’institut pharmaceutique de SPF. Il propose alors au directeur de l’établissement la modification suivante : « L’une des solutions pourrait être alors de modifier la rédaction de certaines formulations afin de centrer l’avis sur les besoins en contre-mesures médicales (…). Je souhaite éviter de nous mettre en situation de prendre des décisions précipitées qui pourraient nous mettre en difficulté collectivement, y compris sur le plan budgétaire. »

Les faits sont là :  non seulement ces gens-là mentent depuis le début, mais, en plus, comme le fait M. Salomon, ils essaient de taire la vérité en censurant un rapport pointant sa propre responsabilité.

Alors qu’on arrête de nous parler d’autorité « scientifiques », du conseil « scientifique » et autres autorités qui n’ont rien à voir avec la science ou la médecine, mais tout à voir avec les lois du profit.

De toutes parts, on entend l’exigence monter : « Dégagez, monsieur Salomon ! » En réalité, qu’ils dégagent tous !

Lucien Gauthier

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Articles les plus lus

A LA UNE