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Hôpital de Garches, entendu lors du rassemblement de soutien au Pr Christian Perronne

Mardi 22 décembre, un rassemblement a réuni près de 500 manifestants devant l’entrée de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (92), animé notamment par le secrétaire de la section CGT de l’hôpital, par ailleurs aide-soignant dans le service du Pr Perronne, pour exiger l’abandon des sanctions à l’encontre de ce professeur. Le Pr Perronne a pris la parole dans ce rassemblement dénonçant une décision politique. Voici des extraits de deux interventions lors de ce rassemblement.

Temps de lecture : 2 minutes

Jorge, secrétaire de la section CGT de l’hôpital de Garches. « Au nom du collectif de personnels qui soutient Christian Perronne, nous avons décidé de nous rassembler pour contester la décision qui a été prise par M. Hirsch. (…) Lorsque le rassemblement a été fait à la demande du personnel, nous nous sommes sentis insultés : on a entendu parler de fachosphère, de récupération politique d’extrême droite. M. Perronne, je tiens à le dire, n’a jamais tenu de propos d’extrême droite ou complotistes. Que ça plaise ou que ça déplaise, M. Perronne a juste cherché à soigner, à soigner avec le savoir qui est le sien ; il n’a jamais eu la prétention de dire qu’il sait mieux que les autres (…). Je ne dis pas qu’il a raison, je ne dis pas qu’il a tort, je dis juste qu’il a essayé pour nos soignants, pour nos patients et pour tous les gens qui êtes ici (…). Aujourd’hui, dès lors qu’on est dans l’opposition, dès lors qu’on se pose des questions, des questions qui nous semblent légitimes au vu de la gestion de la crise par le gouvernement qui a dit tout et son contraire, nous sommes traités de complotistes. M. Perronne est aimé par son personnel, et nous sommes traités de gens de la fachosphère, c’est une honte (huées), une honte d’essayer de faire de la récupération (…). Avant tout, l’objet du rassemblement aujourd’hui, c’est de demander à M. Hirsch d’annuler la décision qui a été prise à l’encontre de M. Perronne (applaudissements). Le syndicat national des médecins hospitaliers Force ouvrière, lui aussi, a les mêmes interrogations que nous (…). »

c François Paraire, du syndicat national des médecins hospitaliers Force ouvrière (SNMH-FO), médecin honoraire, hôpital Raymond-Poincaré de Garches. « (…) La levée des sanctions contre le Pr Perronne doit être faite. Nous l’exigeons ! Pourquoi ? Car le droit a été bafoué. Le droit pour les médecins de prescrire, le libre droit de la prescription, le libre droit d’échanger entre nous, mé-decins, nos expériences. Car enfin, la médecine s’appuie sur des données scientifiques, mais la médecine n’est pas une science, la médecine est un art, et surtout, la médecine s’appuie sur l’expérience, l’expérience de tous les médecins, et cette expérience individuelle au tout début de la connaissance doit être échangée, notamment lorsqu’il s’agit d’une maladie nouvelle, inconnue de nous (…).

Je voudrais dire aussi que si le droit de prescription, le droit d’échange entre médecins a été bafoué, le droit élémentaire a également été bafoué.

(…) Le droit a été bafoué à cette commission médicale d’établissement de l’As-

sistance publique

qui s’est tenue le 1er décembre. À l’ordre du jour, il y avait donc cette sanction qui a été prise contre le Pr Perronne.

Or (…) le Pr Perronne n’a pas été informé de cet ordre du jour, il n’a même pas été invité pour pouvoir s’expliquer, dire quels étaient, de son point de vue, les faits pour lesquels il était accusé. La présomption d’innocence, dont on nous rebat les oreilles pour défendre certains, n’a pas été respectée. (…) Alors, chers amis, je ne serai pas plus long et je vous appelle à continuer ce combat pour la levée des sanctions contre le Pr Perronne. Je vous remercie. »

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