Massacres au Soudan : la responsabilité de Washington et des régimes arabes
Un « Quartet pour la paix au Soudan » a été créé en septembre. Il est dirigé par les États-Unis et comprend également les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Égypte, tous alliés de Washington. N’ont-ils aucune implication dans la guerre au Soudan ?
- Actualité internationale, Soudan

La guerre au Soudan commencée le 15 avril 2023 est une guerre pour le contrôle des ressources du pays. Elle oppose deux chefs de guerre, anciens amis, qui se rejoignent dans leur hostilité au soulèvement populaire qui a chassé en avril 2019 le dictateur Omar al-Bachir après trente ans de règne, et contre la résistance populaire qui se structurait dans de nombreux comités de quartiers.
Il y a d’un côté le général al-Burhan, autoproclamé chef de l’État soudanais suite au coup d’État d’octobre 2021 et de l’autre, le général Mohamed Hamdan Daglo (Hemedti), qui a été son adjoint et qui dirigeait les milices paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Ce dernier contrôle la plus grande mine d’or artisanale du Darfour et a fait de l’entreprise familiale Hemedti, le premier exportateur d’or du Soudan.
Des massacres à grande échelle
La prise, le 26 octobre, de la ville d’El-Fasher, capitale historique de la province du Darfour dans l’ouest du Soudan par les FSR, a donné lieu à des massacres d’une ampleur telle que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a ordonné, vendredi 14 novembre, une enquête d’urgence. En ouverture de la session extraordinaire du Conseil, Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a indiqué :
« Des traces de sang au sol à El-Fasher ont été photographiées depuis (…)
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