Etats-Unis : le syndicat des employés et des services (SEIU) appelle au cessez-le-feu en Palestine

"Les nombreuses photos de personnels hospitaliers, brandissant des pancartes de soutien aux personnels de santé de Gaza ont été particulièrement marquantes dans la dernière période", affirme la présidente de ce syndicat de près de deux millions de membres.

Lors d’une manifestation à Washington, le 13 janvier (Photo AFP).
Par Devan Sohier
Publié le 3 février 2024
Temps de lecture : 2 minutes

Le Syndicat international des employés et des services (SEIU), avec près de deux millions de syndiqués, est l’un des plus gros syndicats américains, peut-être le plus gros. Organisant des personnels du service – au sens très large – , il regroupe notamment des employés des services publics locaux (au niveau des municipalités, des comtés, des Etats…), des travailleurs de l’entretien, et des hospitaliers (il est le plus gros syndicat dans ce secteur).

Sa présidente Mary Kay Henry vient de prendre position pour un cessez-le-feu à Gaza, à la suite de nombre de ses sections locales.

Les nombreuses photos de personnels hospitaliers, brandissant des pancartes de soutien aux personnels de santé de Gaza, et portant des t-shirts ou des panonceaux au nom de leur syndicat local SEIU ont été particulièrement marquantes dans la dernière période.

Cette prise de position survient au moment où l’UAW, le syndicat de l’automobile qui sort d’une grève victorieuse de plus d’un mois, qui a aussi pris position pour un cessez-le-feu, vient d’annoncer son soutien à la candidature de Biden. Les processus sont contradictoires. La pression de la candidature de Trump pousse des syndicats à soutenir Biden, mais, dans le même temp, ce soutien se heurte à toute la politique de son gouvernement.

Ces contradictions se cristallisent notamment sur la politique de Biden de soutien inconditionnel à l’assaut de l’Etat d’Israël contre Gaza.

Voici des extraits du communiqué du SEIU au sujet de la Palestine

« Les près de deux millions de membres du SEIU pensent que, où prospèrent la violence, la peur et la haine, les travailleurs, eux, ne prospèrent pas. Nous condamnons l’antisémitisme, l’islamophobie, le racisme et la haine sous toutes leurs formes à travers le monde.

Nous condamnons l’attaque horrible menée par le Hamas le 7 octobre, dont le meurtre de plus de 1 200 Israéliens et autres, des actes insensés de violence sexuelle, l’enlèvement de plus de 200 otages, et d’autres atrocités.

Nous condamnons également les attaques généralisées contre des civils innocents, notamment le bombardement de quartiers, de centres de soins, et de camps de réfugiés par l’armée israélienne. Les assauts sur Gaza durent depuis des mois, et plus de 20 000 Palestiniens ont été tués, plus de 85 % de la population de Gaza a été déplacée. Les Palestiniens sont confrontés à une crise humanitaire toujours plus dure, menacés de famine et de maladie, ainsi que de violence, et ont désespérément besoin d’aide.

Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat, à la libération des otages, et à la livraison de la nourriture, de l’eau et d’autres ressources, vitales pour le peuple de Gaza.

Nous en appelons aux dirigeants élus, pour qu’ils se rassemblent pour mettre fin à la violence et exigeons une résolution pacifique qui garantisse à la fois une sécurité durable aux Israéliens, et la fin de décennies d’occupation, de blocage, et de privation de liberté dont souffrent les Palestiniens. Cette guerre doit prendre fin, alors qu’elle tend à devenir un conflit régional. Il est temps de trouver des solutions à long terme, qui apporteront sécurité, paix, démocratie et justice à tous dans la région. »