Au cœur des campements pour la Palestine, à l’université Columbia à New York
Voici là première partie d'un entretien exclusif avec un ancien employé de l'université Columbia, à New York.
- Actualité internationale, Etats-Unis, Palestine

« J 'ai été employé de l'université de Columbia pendant quelques années. Voici mon expérience des campements à Columbia qui ont commencé à la mi-avril, ce qui me semble une éternité2Compte tenu de sa situation personnelle, l’interviewé n’a pas souhaité rendre publique son identité..
C'est fou comme, lorsque vous êtes dans les campements, le temps ralentit. Une semaine semble être un mois. Je travaillais sur l'un des campus de Columbia et j'avais vu le premier campement sur la pelouse sur les réseaux sociaux.
Le campus de Columbia s’étend le long de l'Upper West Side. Le campus principal est un espace fermé, une forteresse en quelque sorte. C’est le deuxième plus grand propriétaire de la ville de New York. Ils ont volé tous ces terrains aux habitants de Harlem, l'un des quartiers les plus pauvres et les plus noirs de la ville.
En fait, il faut se référer aux occupations du Hamilton Hall en 1968, dont nous nous sommes beaucoup inspirés. Cette occupation du campus, à l’époque, était une réponse au projet de l'université de raser une partie d'un quartier noir pour construire un gymnase réservé à Columbia, ce qui signifiait en réalité un gymnase réservé aux Blancs.
C’est donc en grande partie pour cette raison, à l’époque, que l'agitation sur le campus s’est déclenchée. Et c’est ce qui a permis aux étudiants de tenir le Hamilton Hall, pendant une semaine entière, contre la police. Ils étaient des centaines à l'intérieur. Je crois qu'à un moment donné, ils ont pris en otage un doyen, fouillé dans sa paperasse, fumé des cigares dans son bureau et combattu les flics dans les couloirs. S'ils (…)
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