États-Unis : Construire avec DSA le parti dont la classe ouvrière a besoin

Tous les commentateurs saluent le bilan progressiste de Biden et le courage dont il a fait preuve en décidant de ne pas se représenter. Mais c’est en fait une tentative désespérée d’éviter l’approfondissement de la crise qui ronge l’un des deux partis de l’impérialisme américain.

« Stockez vos vieilleries ici, pas à la Maison Blanche », publicité pour des boxes à louer sur les docks de New York (Photo droits réservés)
Par Devan Sohier
Publié le 26 juillet 2024
Temps de lecture : 4 minutes

Si maintenir sa candidature aggravait la dislocation du Parti démocrate, l’enlever ne suffira pas à éviter son pourrissement. Le fond du problème est que les électeurs américains refusent massivement la poursuite de la politique qu’ils connaissent depuis quarante ans au moins. La « trumpisation » du Parti républicain est le dernier recours trouvé par le capital financier pour sauver son principal parti et son programme dans l’arène électorale. La situation est tellement instable que le Wall Street Journal, voix du capital financier américain et soutien de la première heure de Trump, se sent obligé de tancer les républicains en campagne en leur rappelant qu’en cas de guerre, il leur faudra s’aligner derrière Biden.

Pour le Parti démocrate, Gaza, la question à éviter

Mais ces mêmes causes s’appliquent aussi au Parti démocrate, parti supplétif de ce même programme, destiné seulement à l’appliquer de façon plus modérée quand la lutte des classes ne permet pas d’aller trop vite. Changer le représentant démocrate de cette politique ne suffira pas à résoudre ce problème, malgré le soutien quasi unanime (quoique parfois réticent) à cette tentative des élus démocrates ou apparentés, y compris de (…)


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