Rentrée 2026 : les personnels, les parents, les jeunes refusent de se résigner à une École en mode dégradé !

« Nous aurons assez de professeurs à la rentrée » se félicitait le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Vraiment ?

Le ministre de l’Éducation nationale, lors d’une conférence sur l’École (photo DR).
Par Jo Calathea
Publié le 27 août 2026
Temps de lecture : 2 minutes

« Nous aurons assez de professeurs à la rentrée » se félicitait le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, le 9 juillet, après avoir annoncé une progression du recrutement en lien avec l’ouverture des concours dès la licence.

Mais la réalité est à l’opposé, car ces résultats en trompe-l’œil (près de 700 postes restent non pourvus et les stagiaires niveau licence devront attendre 2 ans avant d’être titularisés sans garantie d’y parvenir) ne peuvent gommer le fait que le budget 2026 supprime 4 000 postes d’enseignement (1 891 dans les écoles, 1 365 dans les collèges et lycées).

Plus de 80 % des académies sont concernées. Les annonces de fermetures de classes dans les écoles et établissements se sont poursuivies jusqu’aux dernières semaines de l’année scolaire. La pénurie est telle que les établissements n’ont plus les capacités d’accueil nécessaires et que des milliers d’élèves se trouvent sans affectation en seconde à la rentrée.

C’est que pour Macron et ses ministres, l’économie de guerre passe avant tout le reste (plus 6,4 milliards d’euros pour l’armement d’ores et déjà prévus pour le budget 2027). Ainsi, en plein été, le Premier ministre Lecornu annonçait qu’en plus de réduire les dépenses de santé, il envisageait « l’ajustement sur les prochaines années des effectifs d’enseignants pour tenir compte de la démographie scolaire ».

Il faudrait donc s’habituer désormais à ce que rentrée après rentrée, l’École fonctionne en « mode dégradé » ? Pour les personnels comme pour les élèves et les parents, c’est hors de question. Dès le mois de février et jusqu’aux premières semaines de juillet, les mobilisations se sont multipliées dans tout le pays pour défendre les postes, les classes, et plusieurs d’entre elles ont obtenu gain de cause.

Face au chaos causé par un gouvernement prêt à sacrifier les besoins essentiels de la population aux exigences du capital financier et de la marche à la guerre, les personnels, les parents, les jeunes cherchent les moyens d’empêcher la catastrophe, et dans nombre d’écoles et établissements la question est posée de ne pas faire la rentrée dans ces conditions !