La question de la terre, au cœur du combat du peuple kanak

L’acte de propriété de l’Etat français date du 24 septembre 1853. Il n’a jamais été annulé.

Manifestation à Nouméa, le 28 mars.
Par Gérard Bauvert
Publié le 8 juin 2024
Temps de lecture : 4 minutes

L’acte de possession par l’Etat français de la Kanaky obtenu par la terreur et la spoliation date du 24 septembre 1853. Il n’a jamais été annulé. L’Etat colonial français est donc légalement le propriétaire des terres sur lesquelles se trouvait le peuple kanak et lui seul.

Les accords de Matignon et de Nouméa n’ont jamais ouvert la voie à l’indépendance de la Kanaky. Ils ont divisé la terre kanake par la création de régions notamment, par l’individualisation-privatisation de cette terre, et conforté la mainmise de l’Etat colonial et des colons avec le soutien de quelques éléments corrompus.

La presse aux ordres et quelques autres réactionnaires de tout poil calomnient le peuple et la jeunesse kanak comme ils l’ont fait hier avec les Guadeloupéens, les Martiniquais ou les Guyanais, sans oublier les Comoriens à qui l’Etat français a volé l’île de Mayotte… et avant-hier, avec la jeunesse des banlieues populaires.

Bas les pattes devant le peuple kanak ! Retrait de la loi scélérate. Raid, GIGN et autres CRS et gendarmes, retournez dans vos casernes sur le continent et restez-y !

 

L’identité kanake est indissociable de la question de la terre. Celle-ci constitue l’un des fondements civilisationnels du peuple kanak. La (…)


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