Nouvelle étape dans l’escalade guerrière en Kanaky (Nouvelle-Calédonie)
Un navire affrété par l’Etat colonial est arrivé le 11 juillet à Nouméa transportant 10 nouveaux blindés centaure – véhicules de type polyvalent pouvant être équipé d’une mitrailleuse.
- Kanaky (Nouvelle-Calédonie)

L’Etat colonial français renforce l’équipement militaro-policier pour poursuivre selon les termes officiels « la sécurisation du territoire ». Un navire affrété par l’état est arrivé le 11 juillet à Nouméa transportant 10 nouveaux blindés centaure – véhicules de type polyvalent pouvant être équipé d’une mitrailleuse. S’ajoutent à cet arsenal de guerre plusieurs véhicules blindés dit d’exploration et de tout terrain. Dans cette optique de « sécurisation », les trois mille cinq cents hommes armés restent bien entendu sur place.
Une fuite en avant mortifère : Occuper… Punir… Terroriser
Cela au lendemain de l’annonce d’une nouvelle victime kanak tuée par la gendarmerie. Ce drame faisant suite à l’annonce par la justice coloniale de son refus non seulement de libérer Christian Tein, leader des CCAT1Cellule de coordination des actions de terrain, mais également de son maintien ainsi que celui de ces camarades sur le territoire français à 17 000 km de leur pays.
Le journal Le Monde a, de son côté, eu accès à l’arrêt de la chambre d’instruction concernant la détention de Christian Tein et son maintien dans une cellule d’isolement du centre pénitentiaire de Mulhouse. On apprend que Christian Tein cumule toutes les charges évoquées par le parquet contre les 8 autres indépendantistes placés en détention provisoire. Il s’agit notamment de « complicité de meurtre », « de vol en bande organisée avec arme », « de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » etc. De quoi passer des décennies au fond d’un cachot. Déporté et à l’isolement la justice coloniale laisse entendre que ce serait pour la protection de Christian Tein qu’il a été décidé de le déporter. Cynisme sans fin de l’Etat colonial français… une constante que l’histoire ancienne ou récente n’a jamais démenti.
N’en déplaise aux défenseurs du système colonial « relooké », qu’ils soient naïfs, ignorants, malhonnête ou intéressés, la réalité politique, économique, sociale, humaine est implacable : ce sont des colonies.
Ajoutons que ce système de prédation (des Antilles à Mayotte en passant par la Réunion, la Guyane, la Polynésie ou la Kanaky) ne pourrait se maintenir sans la corruption de quelques élites locales. Corruption sonnante et trébuchante bien entendu mais aussi corruption intellectuelle et morale2« L’assimilation forme suprême du colonialisme » est une formule utilisée par Paul Niger en 1962. Paul Niger était un militant anti colonialiste guadeloupéen.le racisme institutionnel, endémique est inséparable de la violence du système capitaliste décomposé, de la colonisation de la dépossession des terres. Le colonialisme quels que soit ces pseudos pourrit tout. Les Kanaks comme tous les peuples veulent vivre libres, ils veulent choisir leur chemin.
Assez de manipulations, de répression, d’expédition militaire.
Liberté immédiate pour les militants kanaks, retour au pays, Raid GIGN et leurs chars hors de Kanaky.
