« Le chaos dû à la neige » : conséquences des milliards de coupes budgétaires
L’épisode neigeux que nous sommes en train de vivre n’a rien d’exceptionnel et pourtant il engendre une paralysie de régions entières. Les services publics ont fondu comme neige au soleil.
- Actualité politique et sociale

Ce matin, 6 janvier, on pouvait lire dans la presse : « Cinq morts sur les routes, bouchons record, transports perturbés : le chaos dû à la neige était-il évitable ? » (Sud-Ouest), « Neige-verglas : la pagaille va continuer mercredi » (BFM). Et des centaines de témoignages comme celui de Maximilien, commercial dans l’Essonne, qui a mis « 5 heures pour faire 43 km » pour rentrer chez lui : « On est la risée du monde entier avec 10 cm de neige, c’est inadmissible. Dans un pays développé où l’on passe notre temps à donner des leçons aux autres, c’est ridicule ».
E n effet, lundi soir, nombre d’automobilistes ont été bloqués sur les routes (1 000 km d’embouteillages rien qu’en Île-de-France !), tandis que la circulation des bus a été suspendue dans l’après-midi et celle des métros et RER fortement perturbée. En une soirée, cinq personnes sont mortes en France à la suite d’accidents de la route liés au verglas.
Dans les établissements scolaires, des milliers d’élèves ont été privés de cours dès la rentrée en raison de problèmes techniques liés au froid. Pour exemple, le syndicat FO de Charentes décrit la situation de plusieurs collèges et lycées charentais où il faisait 9 degrés dans les classes, où plus de 800 élèves ont été renvoyés chez eux en raison de canalisations endommagées, pannes de chauffage, inondations dues à des ruptures de canalisation, coupures d’électricité, etc.
Dans l’après-midi, sur ordre des directions académiques en raison de la neige qui commençait à s’accumuler sur les routes, de nombreux établissements ont fermé leurs portes… Trop tard puisque les transports scolaires étaient déjà interrompus sur ordre des préfectures. Conséquence de la décentralisation, des milliers de jeunes se sont retrouvés à attendre leurs parents dans le froid ou à rentrer (…)
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