La guerre en Ukraine, la paix et les accords diplomatiques
En Ukraine, tout règlement diplomatique se heurte et se heurtera aux forces impérialistes. En revanche, le rejet de la guerre par les peuples russes et ukrainiens est la voie pour ouvrir une issue de paix.
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À plusieurs reprises, depuis le début de la guerre en Ukraine, les accords diplomatiques de paix ont été remis en cause. Ianoukovytch a été élu président de l’Ukraine en févier 2010. Dans son programme, il était pour la coopération avec la Russie. En novembre 2013, il refuse de signer un accord d’association avec l’Union européenne. Aussitôt des manifestations violentes se déroulent.
Tous les observateurs reconnaissent depuis que dans les mouvements dits de Maïdan qui s’opposaient à lui, il y avait l’extrême droite ukrainienne et des ONG américaines finançant cette « révolution orange ». Des institutions de l’État, des bâtiments publics sont attaqués et brûlés. En février 2014, cinquante personnes sont tuées lors de ces événements. Devant cette insurrection, le président ukrainien quitte le pays et rejoint Moscou. La statue de Lénine est abattue. La culture russe est dénoncée. Dans l’est du pays, dans le Donbass, où la population est majoritairement russe ou russophone, l’insurrection à l’ouest provoquent des manifestations. Elles sont alimentées par la volonté du gouvernement de Kiev de remettre en cause la pratique de la langue russe. L’armée ukrainienne intervient. 14 000 personnes sont tuées dans le Donbass. Bien évidemment, Poutine utilise cette situation et occupe la Crimée.
Le 5 septembre 2014, sous l’égide de l’OSCE, des accords sont signés à Minsk. Et sur le terrain, les partisans de Moscou et les troupes de Kiev cherchent à pousser leur avantage. En février 2015 à l’initiative de Hollande et de Merkel, les accords de Minsk 2 sont signés. Ceux-ci prévoient que l’Ukraine doit inscrire la décentralisation dans sa Constitution et organiser des élections dans le Donbass sous trente jours. Quelques jours plus tard, le gouvernement ukrainien annonce qu’il ne respectera les accords que si les troupes russes se retirent. Le Kremlin rétorque qu’il n’y a pas de troupes russes en Ukraine.
En août 2015, le président ukrainien Porochenko veut inscrire la décentralisation dans la Constitution, mais le parlement ukrainien refuse. Aussitôt, l’extrême droite et les fascistes ukrainiens organisent de violentes manifestations qui feront quatre morts.
Le secrétaire d’État à la Sécurité nationale ukrainienne déclare que « le respect des accords de Minsk signifierait la destruction du pays ». Le 15 février 2022, utilisant le refus de l’Ukraine d’accepter la décentralisation, Poutine reconnaît la république du Donetsk. Quelques jours plus tard, les troupes russes entrent à l’est de l’Ukraine, la guerre peut commencer. Un mois plus tard, en mars 2022, se réunissent à Istanboul, des délégations russes et ukrainiennes pour discuter d’un accord de cessez-le-feu.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson intervient brutalement pour empêcher cet accord de cessez-le-feu. À sa suite, Macron et le chancelier allemand s’engagent dans l’escalade guerrière en déversant des milliards pour la guerre, en livrant massivement des armes et en envoyant des instructeurs militaires pour encadrer les troupes ukrainiennes sur place. Les puissances occidentales ne cherchaient en aucun cas un règlement diplomatique et un cessez-le-feu mais voulaient la guerre.
Tout règlement diplomatique se heurte et se heurtera aux forces impérialistes. En revanche, le rejet de la guerre par les peuples russes et ukrainiens est la voie pour ouvrir une issue de paix. Dans cette voie, les déserteurs russes et ukrainiens sont l’avant-garde pour mettre fin à la boucherie impérialiste.
