Elle s’appelle Milad
Cette petite fille est palestienne. Son père est un prisonnier politique.
- Faites-le savoir

Elle s’appelle Milad. Elle vient d’avoir quatre ans. Elle est palestinienne. Son père, Walid Dakka, est prisonnier politique dans les geôles israéliennes.
Depuis plus de trois ans, les permissions de visite des enfants étaient suspendues. Walid Dakka n’a donc jamais vu sa fille, et sa fille ne l’a vu que sur des photos. Finalement, cette interdiction de visite a été levée, et Milad insistait pour voir son père.
La mère l’a donc accompagnée jusqu’à la prison. Mais elle a dû rester à la porte, car elle n’était pas autorisée à accompagner sa fille pour rendre visite à son mari. Milad, accompagnée d’un gardien de prison, a donc traversé les couloirs, vu les portes de prison, les gardiens en armes, bref, tout ce qui peut faire peur à une enfant de quatre ans.
Quand elle a pu enfin voir son père, la visite n’a duré qu’une minute, au lieu des dix autorisées, car Milad, traumatisée, a été saisie d’une crise de sanglots et a du être ramenée à sa mère.
Voilà une illustration de ce que vivent les Palestiniens.
