Qatargate ou UEgate ? Devinez…

Depuis quelques jours, tous les médias, grands et petits, chaînes en continu et réseaux sociaux n’ont d’yeux que pour le scandale qui vient d’éclater au parlement européen. Il faut dire qu’il y a de quoi ! En effet, sa vice-présidente grecque, Eva Kaili, a été écrouée en Belgique ainsi que trois autres personnes. Elles sont soupçonnées d’être partie prenante d’un système de corruption au profit d’un Etat du Golfe, selon différentes sources.

La vice-présidente grecque du Parlement européen, Eva Kaili, a été écrouée en Belgique, soupçonnée de corruption (Photo AFP)
Par Gérard Bauvert
Publié le 17 décembre 2022
Temps de lecture : 3 minutes

Evidemment, la révélation de cette enquête et des arrestations qui ont suivi a provoqué une onde de choc à Bruxelles, à Strasbourg… et probablement – comme nous le verrons – bien au-delà. Eva Kaili est pour l’instant la figure de proue de cette affaire. Elue en 2014 au Parlement européen dans le groupe des socialistes et démocrates (S et D), elle est élue vice-présidente du Parlement en janvier 2022.

Actuellement en détention, les enquêteurs auraient retrouvé des centaines de milliers d’euros dans des sacs à son domicile.

Or Eva Kaili faisait partie de la délégation visant à développer les relations de l’Union européenne avec la péninsule arabique. Dans ce cadre, elle s’était rendue au Qatar peu avant le début du Mondial de football. On nous dira : peut-être… rien de particulier jusque-là ; ne sont-ils pas des centaines de tous les groupes à toucher des salaires faramineux pour entretenir et faire fructifier les relations entre l’UE et les autres parties du monde ? C’est vrai mais, évidemment, tous ne font pas des déclarations (…)


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