Macron et Lecornu décrètent : 6 milliards d’euros de coupes immédiates pour financer la guerre
Le Premier ministre Lecornu a adressé une instruction stricte à tous les ministères, ce 21 avril. Il ordonne de geler immédiatement 6 milliards d’euros, car « la guerre au Proche et Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont des répercussions immédiates sur notre pays ».
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé une instruction stricte à tous les ministères, ce 21 avril. Il ordonne de geler immédiatement 6 milliards d’euros, car « la guerre au Proche et Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ont des répercussions immédiates sur notre pays ».
Ces 6 milliards de coupes devront, pour une partie, servir à financer le déploiement de l’armée française pour défendre les monarchies pétrolières du Golfe : « L’intensification des opérations extérieures de nos forces armées » et « leur prolongement lié à la durée de la guerre » coûteront « plus de un milliard d’euros en 2026 », écrit Lecornu. Chaque missile tiré coûte à lui seul des centaines de milliers d’euros.
Ces coupes se répartissent en 4 milliards dans le budget de l’État et 2 milliards sur les dépenses de Sécu. Elles s’ajoutent à celles déjà prévues par le budget de misère 2026, adopté l’an dernier, en ce qui concerne la Sécu, grâce au vote pour du PS (et l’abstention d’une grande partie des Écologistes) et, concernant le budget de l’État, au refus du même PS de voter la censure suite au 49.3 gouvernemental. Et pour la suite, le gouvernement soumet à l’Assemblée nationale, à partir du 4 mai, son projet de loi « actualisant la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 ». Cette LPM, d’un montant initial déjà monstrueux de 413 milliards d’euros, prévoyait un doublement du budget militaire annuel de la France par rapport à 2017. Le projet de loi y ajoute 36 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2030, soit, d’une année sur l’autre, + 3,5 milliards en 2026 (sans compter le milliard pour financer la guerre en cours au Moyen-Orient), + 6,5 milliards en 2027, + 8 milliards en 2028, + 9 milliards en 2029 et autant en plus 2030. De 2024 à 2030, les crédits militaires passeraient ainsi de 47,2 milliards à 76,3 milliards d’euros ! Les Armées deviennent, et de loin, le « ministère » le mieux doté. Et, pendant ce temps, le gouvernement supprime des milliers de postes d’enseignants, ferme des maternités, des lits hospitaliers et refuse toujours la moindre mesure d’urgence d’ensemble face à l’envolée des coûts des carburants ! Mais on aura un porte-avions en plus, des milliers de missiles, des chars, des avions Rafale et des bombes nucléaires supplémentaires. Et ils voudraient embrigader la jeunesse et tout le pays dans cette folie !
Les très bonnes affaires des marchands d’armesAu premier trimestre de cette année, les résultats de Thales, l’une des principales firmes d’armement françaises, ont dépassé les attentes, avec un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros et des prises de commandes pour 4,63 milliards d’euros (soit + 23 % par rapport à la même période en 2025), dont 2,2 milliards d’euros pour le seul secteur de la défense (+ 71 %). |
90 milliards pour la guerre en UkraineL’Union européenne espère débloquer, mercredi 22 avril, un prêt à l’Ukraine de 90 milliards d’euros. Que leur importent les morts, les dévastations, il faut que la guerre continue pour le plus grand profit des trusts d’armement. Et que les services publics, les acquis sociaux soient démantelés dans toute l’Europe pour le financer tout. |
Compagnies pétrolières : 30 millions de profits en plus chaque heure grâce à la guerreLe grand journal britannique The Guardian en a fait sa Une, le 16 avril : « Les compagnies pétrolières réalisent 30 millions de dollars (environ 26 millions d’euros, Ndlr) de surprofit à chaque heure de la guerre », à partir d’une estimation basée sur les 100 plus grandes compagnies mondiales du secteur. « Ces surprofits sont extraits des poches des gens ordinaires qui paient le prix fort pour remplir le réservoir de leurs voitures et vivre dans leur domicile », commente le journal. |
Prix alimentaires : une augmentation prévisible de 4 % à 5 %Le directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC-Que choisir a estimé, sur RMC (18 avril), de 4 % à 5 % la hausse des prix au cours des prochains mois en raison de la guerre au Moyen-Orient. |
Le retour du télétravail obligatoire ?La solution de l’Union européenne à la flambée des prix de l’énergie ? Le blocage des prix ? La saisie des profits des compagnies pétrolières ? Vous n’y pensez pas… « La Commission européenne compte proposer aux États membres d’encourager les entreprises à instaurer un jour de travail à domicile obligatoire », rapporte Le Figaro (20 avril). À quand les laissez-passer ? |
