La « transition » écologique de Macron est un enfumage

Le 22 mai, la Première ministre a présenté son plan pour atteindre la « neutralité carbone » en 2050 et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Qu’en est-il ? Quelles conséquences ?

Le 30 mai, à Douvrin (Nord), des militants CGT manifestent contre la fermeture de l’usine PSA, qui va provoquer la suppression de 1 200 emplois (photo AFP).
Par Nicolas Boichard, Stéphane Marati
Publié le 10 juin 2023
Temps de lecture : 4 minutes

Peu de temps après, Macron appelait à « mettre fin à un modèle insoutenable » de production et de consommation du plastique, dans un message vidéo aux représentants de 175 nations réunis au siège de l’Unesco, dans « l’objectif d’aboutir à un texte agréé d’ici à la fin de l’année 2024, un an avant la conférence des Nations unies sur l’océan à Nice ». 

Objectif affiché : rendre la planète plus vivable. Qui pourrait être contre ? Mais quels sont les faits ?

– Les rapports et les alertes sur la pollution plastique se sont multipliés depuis plus de dix ans. Le programme des Nations unies pour l’environnement avait publié un premier rapport sur la pollution des océans en 2011. Puis l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation maritime internationale. Résultat : la production annuelle de plastique a plus que doublé en vingt ans et moins de 10 % des déchets sont recyclés. Selon le journal Les Echos, la production mondiale de plastique pourrait même augmenter encore de 50 % d’ici à 2025. 

– La France et la plupart des pays occidentaux ont délocalisé une partie considérable de leur production et de leur pollution en Chine depuis des décennies. Résultat : en l’espace de trois mois, au premier trimestre 2023, la Chine a augmenté ses émissions de CO2 de l’équivalent des émissions annuelles (…)


Vous avez lu 20% de l'article. La suite est réservée aux abonnés. Pour accéder au contenu, vous pouvez :

Vous êtes déjà abonné ? Connectez-vous :