Niger : « Nous estimons que personne ne peut venir défendre nos territoires à notre place »

Interview d'un responsable de l'Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN) à propos de la situation et du combat contre la guerre.

Emmanuel Macron reçoit le président du Niger Mohamed Bazoum, lors du Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, le 22 juin (photo AFP).
Par ITN
Publié le 10 juillet 2023
Temps de lecture : 4 minutes

En ce début d’année, les organisations syndicales ont organisé des grèves massives dans le pays. Les revendications ont-elles pu être satisfaites ?

Effectivement, depuis ce début d’année, les organisations de l’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN) ont observé des arrêts de travail et des actions syndicales. Cela fait suite aux accords que nous avons signés avec le gouvernement. Il s’agit : de l’harmonisation du régime indemnitaire signé 2012 ; du recrutement des contractuels de la fonction publique d’éducation et de la santé signé en 2016 ; de la prime spéciale de départ à la retraite signée en 2018 ; ainsi que la revalorisation du point d’indice. Donc, en réalité, les préoccupations que nous avons soulevées sont d’abord des accords qui doivent absolument être appliqués par le gouvernement. Ce qui fait que les centrales syndicales membres de l’ITN ont estimé que trop c’est trop !

Après ces arrêts de travail et actions, nous avons retrouvé les ministères concernés par les revendications. Nous pensions avoir trouvé un terrain d’entente pour leur application en janvier 2023 mais, malheureusement, là encore, les engagements n’ont pas été respectés. Nous (…)


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