Macron à la messe : un imposteur, ignoble et ridicule

A l’annonce de la visite du pape à Marseille, on apprend que le président de la République, lui-même, va manifester « une appartenance religieuse » en participant à la messe prévue le 23 septembre 2023, au Stade Vélodrome.

Un président qui, décidément, aime les curés... Ici le 24 octobre dernier, à la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome, dont il a accepté le titre de chanoine (photo Ludovic MARIN / AFP)
Par François Chaintron
Publié le 15 septembre 2023
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Un chahut pas possible a été organisé en cette rentrée scolaire par Gabriel Attal, aidé par les médias, contre une « montée en puissance du port de tenues de type abaya ou qamis » qui, selon le gouvernement, aurait manifesté « ostensiblement en milieu scolaire une appartenance religieuse ». Cela, a martelé le nouveau ministre « ne peut y être toléré », plus préoccupé par la longueur des robes que par le manque de professeurs.

Gabriel Attal, non content de paniquer les personnels de l’Education nationale, bombe du torse en grand défenseur de ce qu’il prétend être la laïcité et stipule dans une note de service quasi-militaire qu’« à l’issue d’un dialogue avec l’élève, si ce dernier refuse d’y renoncer au sein de l’établissement scolaire ou durant les activités scolaires, une procédure disciplinaire devra être engagée. »

Et aujourd’hui, patatras, à l’annonce de la visite du pape à Marseille, on apprend que le président de la République, lui-même, va manifester « une appartenance religieuse » en participant à la messe prévue le 23 septembre 2023, au Stade Vélodrome. On ne connaît pas encore la longueur de la robe de son épouse. Qu’est-ce qu’on va pouvoir répondre aux collégiens et aux lycéens harcelés depuis la rentrée pour leur tenue vestimentaire ?

N’est-ce pas le moment ou jamais d’étudier la pièce de Molière, « le Tartuffe ou l’imposteur » ? Puis de faire une leçon d’instruction civique sur la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat qui ne comporte aucune instruction relative aux vêtements.

Le comportement de Macron rappelle ce que Marx écrivait de Napoléon III dans « Le 18 brumaire » : Il « crée l’anarchie au nom même de l’ordre, tout en enlevant à la machine gouvernementale son auréole, en la profanant, en la rendant ignoble et ridicule. »