Il n’y a plus de limite…
L’école que certains présentaient comme un sanctuaire est dans une très mauvaise passe : fermetures de classes, manque d’enseignants, d’infirmières scolaires, de moyens, bref manque de tout ! Sauf de la police.
- L'humeur de la semaine

Il a 14 ans.
Il est suspecté de harceler une adolescente dans un collège. Il est suspecté, il devrait donc bénéficier de la présomption d’innocence et il est mineur.
A-t-il été convoqué par le proviseur ? Non. Ses parents ont-ils été convoqués par le proviseur ? Non. Convoqués au commissariat ? Non.
La police est entrée dans la classe, a interrompu le cours, arrêté le mineur, l’a menotté devant tous ses camarades et l’a placé en garde à vue.
Le proviseur avait donné son accord à la police. Le ministre Attal a justifié cette arrestation comme un coup d’éclat pour faire reculer le harcèlement.
Il a 14 ans et on fait peser sur lui toute la destruction de l’école. Qu’un gosse fasse une bêtise fait partie de la vie, qu’il doive être sanctionné dans le cadre du système scolaire, mais que la police entre dans une classe et arrête le mineur de 14 ans est une infamie, une honte !
C’est une image de la barbarie. C’est une image d’un régime qui règle les problèmes sociaux par la répression policière. Aux policiers de régler les problèmes du mal-logement et d’insécurité qui en découle en banlieue. Aux policiers de régler les problèmes à l’école. Aux policiers d’intervenir dans les services d’urgence qui faute de moyens et de personnels voient des patients « péter les plombs » du fait d’heures d’attente insupportables.
Victor Hugo disait : « Quand on ouvre une école, on ferme une prison. » Aujourd’hui, on ouvre des prisons et on ferme des écoles.
Il a 14 ans.
