Carhaix : population et élus mobilisés contre la fermeture des urgences
Le 30 septembre, 1000 manifestants et leurs élus ont réclamé la réouverture 24 heures/24 du service des urgences de l’hôpital de Carhaix, malgré la répression policière.
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Sans réponse satisfaisante de la préfecture et forts des victoires précédentes des mobilisations pour le maintien de la maternité, ils annoncent continuer la bagarre.
À l’initiative du comité de vigilance de l’hôpital de Carhaix et pour la 3e fois en un mois, une manifestation, s’est tenue le 30 septembre devant la préfecture du Finistère à Quimper pour exiger la réouverture du service des urgences 24 heures sur 24, alors qu’il est actuellement en activité « régulée », c’est-à-dire fermé de 18 h 30 à 8 h 30.
De plus en plus nombreux, un millier de défenseurs de l’hôpital ont manifesté avec leurs élus : maires de Carhaix et des communes environnantes, conseillers départementaux, députés. De nombreux commerces ont baissé leur rideau à Carhaix et dans les communes voisines en signe de solidarité.
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale a apporté son soutien à la manifestation sur X (ex Twitter) , rappelant que cette manifestation était « exemplaire » à deux titres : d’une part, parce qu’elle venait après deux mobilisations victorieuses de la population de Carhaix en 2008, puis début 2023, pour le maintien de la maternité et, d’autre part, « parce qu’elle montre que la question de l’accès à la santé se pose absolument dans tout le pays et mobilise massivement le peuple ».
« On ne lâchera rien » a déclaré Mathieu Guillemot, porte-parole du comité de vigilance de l’hôpital (Ouest France, 30 septembre) « La colère des Carhaisiens monte crescendo ».
Les forces de l’ordre sont intervenues contre les manifestants pour leur barrer l’accès à la préfecture, violences immédiatement dénoncées le 30 septembre sur X (ex Twitter) par Thomas Portes, député LFI de Seine-Saint-Denis : « A Quimper, les forces de l’ordre chargent et utilisent du gaz lacrymogène contre des milliers de personnes réunies pacifiquement pour défendre les urgences de l’hôpital de Carhaix. La répression d’État s’organise toujours plus violemment pour faire taire le peuple. Honteux ! »
Une délégation a été reçue pendant plus de 2 heures, sans résultat. « Nous n’avons rien obtenu » a déclaré à la sortie de la préfecture le maire de Carhaix. « Nous reviendrons. S’il faut se mobiliser comme en 2008 (date de la bataille victorieuse pour le maintien de la maternité, Ndlr.), on le fera ».
