La militante américaine Janna Silverman se bat « pour un véritable cessez-le-feu »
Nous avons interviewée Janna Silverman, militante syndicale américaine, coresponsable du comité international de DSA (Democratic Socialists of America), après la manifestation à Washington, le 4 novembre, qui a réuni des centaines de milliers de personnes.
- Etats-Unis, Guerre, Palestine

Quelle est la position de DSA sur la situation à Gaza ?
Janna Silverman : DSA2DSA : en anglais Democratic Socialists of America (les Socialistes démocrates d’Amérique), regroupement interne et externe à gauche du Parti démocrate. est une organisation qui comporte plusieurs tendances. Donc, évidemment, au sein de DSA, différents groupes politiques ont des positions spécifiques sur la question palestinienne, mais, dans notre plateforme politique, nous disons clairement que nous sommes pour la fin de l’occupation de la Palestine et la libération du peuple palestinien, que nous soutenons, et nous participons au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions).
Tous les candidats que nous soutenons dans des élections doivent s’engager à cela, et cela nous a causé des difficultés : certains candidats progressistes, qui sont maintenant membres du caucus progressiste du Congrès, ont choisi de ne pas demander notre investiture pour ne pas avoir à s’engager publiquement sur cela. Et évidemment, avec tout ce qui se passe ces derniers mois, nous avons été très clairs à ce sujet.
Nous estimons que les Palestiniens ont le droit de résister, c’est quelque chose de gravé dans les lois internationales, ce n’est pas une invention de notre part. Bien évidemment, nous pleurons les morts civiles des deux côtés.
Le 7 ou le 8 octobre, nous avons publié une position de consensus de DSA sur le sujet, et je pense que le principal point est que, en ce moment, la violence qui se produit n’est pas quelque chose qui a commencé le 7 octobre, mais quelque chose qui a commencé il y a soixante-dix ans à cause de l’occupation elle-même.
En tant que socialistes, dans le ventre de la bête qui finance ce génocide, nous pensons que notre responsabilité à court terme est de demander un cessez-le-feu, et ensuite, notre vision à long terme est celle, non de deux Etats, mais d’un seul Etat laïque avec des droits égaux pour les Palestiniens et les Israéliens.
C’est un peu une utopie pour (…)
Vous avez lu 20% de l'article. La suite est réservée aux abonnés. Pour accéder au contenu, vous pouvez :
- vous abonner, ou
- acheter un accès au contenu protégé pendant 7 jours pour 1,50€.
