Après le massacre de Majdal Shams

Samedi 27 juillet, un missile tombe sur un terrain de jeux dans la ville de Majdal Shams située sur les hauteurs du Golan occupé, tuant 11 enfants membres de la communauté druze syrienne.

Le ministre Smotrich conspué par les habitants de Majdal Shams, le 28 juillet. (DR)
Par François Lazar
Publié le 3 août 2024
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Le Golan est un territoire occupé militairement par l’Etat d’Israël depuis 1967 et annexé en 1981. Les autorités israéliennes, qui ont aussitôt accusé le Hezbollah libanais d’être à l’origine de la frappe, ont parlé de la mort d’enfants « israéliens » alors que de manière quasi unanime, les villageois druzes ont toujours refusé la nationalité israélienne et continuent de se revendiquer syriens, contrairement aux Druzes situés sur le territoire conquis par Israël en 1948, qui revendiquent leur « citoyenneté » israélienne. Dès le lendemain, les habitants de Majdal Shams ont contraint, par leur mobilisation le ministre fasciste Smotrich à quitter les lieux, scandant notamment « Smotrich, fils de (…), on ne veut pas de vous ici » ; « Votre présence est une insulte », « Va-t’en d’ici meurtrier d’enfants ».

Smotrich et Netanyhaou expulsés par les habitants en colère

Le 29 juillet c’est au tour de Netanyahou lui-même d’être rejeté par les habitants de Majdal Shams, qui forment une barrière humaine pour l’empêcher d’entrer dans la ville et hurlent à son encontre : « Tueur, sors d’ici, nous ne voulons pas de toi, tu es un déchet, n’exploite pas la catastrophe au détriment de nos martyrs ».

Un article publié le 29 juillet sur le site Arab48 indique que « les habitants du Golan ont confirmé dans un communiqué publié lundi, leur rejet des “positions provocatrices officielles” et du carnage “sous prétexte de vengeance pour nos enfants”. Le communiqué a également souligné le rejet par les habitants du Golan de “la tentative d’exploiter le nom de Majdal Shams comme une plateforme politique, au détriment du sang de nos enfants, et de la diffusion de déclarations sans autorisation”. »