L’horreur des massacres racontée par des soldats israéliens
Des soldats israéliens par ce qu'il « s'emmerdent » tirent sur tout ce qui bouge. Des bulldozers blindés enfouissent des cadavres par dizaines sous les décombres.
- Actualité internationale, Gaza, Palestine

La revue Courrier international publie la traduction du média israélien Siha mekomit qui relate les exactions des soldats de Tsahal dans la bande de Gaza. On peut y lire, que « pour montrer leur présence » ou tout simplement parce qu’ils « s’emmerdent », les soldats israéliens tirent sur tout ce qui bouge.
L’article décrit des cadavres en nombre et en état de putréfaction avancée, des autorisations de tirer sur les civils, des maisons systématiquement incendiées. Il évoque des chiens errants qui dévorent les cadavres, indique qu’« avant chaque arrivée de convois humanitaires, continue S. (un témoin anonyme), les corps sont évacués. “Un D9 [bulldozer blindé Caterpillar] accompagné d’un char, vient ramasser les cadavres et les enterre sous les décombres, pour que les humanitaires ne les voient pas et pour qu’il n’y ait aucune image de cadavres palestiniens à un stade avancé de décomposition, des cadavres qui sont majoritairement ceux de civils [palestiniens] : des femmes et des enfants, voire des familles entières.
Dans mon secteur, chaque jour, au moins un ou deux civils étaient abattus à bout portant parce qu’ils circulaient dans une zone interdite dont on ne les avait pas informés. Je ne sais pas qui était terroriste et qui ne l’était pas, mais la plupart d’entre eux ne portaient pas d’armes.” »
Yuval Green, l’un des témoins cités raconte : « Les destructions causées par l’armée [israélienne] à Gaza sont “inimaginables”. Au début des combats, raconte-t-il, les soldats avançaient entre des immeubles distants de 50 mètres les uns des autres et de nombreux soldats “traitaient ces bâtiments [comme] des boutiques de souvenirs”, taguant tous les murs d’insultes salaces en hébreu et pillant tout ce que les propriétaires [palestiniens] n’avaient pas eu le temps d’emporter avec eux : des vêtements et, surtout, des photos de famille. Green conclut : “Nous avons anéanti tout ce qu’il était possible d’anéantir. Pas par simple nécessité de nous défendre, mais par un pur désir de vengeance et une indifférence totale envers tout ce qui est palestinien. Je n’oublierai jamais à quelle vitesse des quartiers entiers, pleins de vie et presque bucoliques peuvent être réduits en amas de sable.”»
