« Après la mort de nos fils, nous voulons la paix et seulement la paix »

« Après la mort de nos fils, nous voulons la paix et seulement la paix pour les enfants de Palestine, du Liban, de Syrie et les enfants juifs de Tel-Aviv ». Les paroles que ce père de famille a confié en exclusivité à la rédaction d’Informations ouvrières, le 5 août.

Par la rédaction d’IO
Publié le 8 août 2024
Temps de lecture : 2 minutes

Leith Abu Saleh, est un habitant du village de Majdal Shams. Il raconte que son fils de 15 ans, Fajar jouait au football avec des dizaines d’enfants du village ce jour-là. La roquette ou le missile qui est tombé sur le terrain il y a deux semaines a provoqué un tremblement de terre et un état de peur et de panique dans les rangs des habitants du village.

Leith Abu Saleh nous explique.

« J’ai couru vers le terrain et j’ai vu les corps déchiquetés des enfants qui jouaient au football il y a quelques minutes. C’était un spectacle horrible et effrayant. Le corps de Fajar, mon fils de 15 ans était avec ces enfants, je l’ai vu couvert de sang. Et son corps est déchiré, je n’ai jamais vu une telle scène de ma vie, j’ai perdu mon précieux fils, j’ai perdu mon cœur et mon âme et la chose la plus précieuse que j’aie. »

Lors de leur venue à Majdal Shams, les dirigeants israéliens Smotrich et Netanyahou ont été conspués et ont dû quitter les lieux très vite.

Pour Leith Abou Saleh : « Nous sommes les victimes de la guerre, les enfants sont les victimes de la guerre, les enfants de Gaza, de Syrie et du Liban sont les victimes de la guerre, les enfants de Galilée et les enfants juifs de Tel-Aviv sont les victimes de la guerre, nous ne voulons pas la guerre mais il y a ceux qui veulent la guerre. Nous sympathisons avec tous les enfants qui meurent dans la guerre, peu importe leur nationalité ou leur religion, et nous ne voulons pas qu’une partie utilise ou exploite le sang des enfants de Majdal Shams pour atteindre des objectifs militaires et tuer davantage d’enfants innocents au Liban et à Gaza, nous ne voulons pas que le sang de nos enfants serve de carburant à la guerre.

J’ai encore une fille et un fils et je ne veux pas qu’ils meurent dans les guerres. Toute personne patriote et humaine doit être contre la guerre et appeler à la fin de la guerre. Nous ne cherchons pas à nous venger du sang de nos enfants, pour le sang de nos enfants nous voulons la paix et la fin de la guerre. »