Palestine : les massacres continuent avec la complicité de Biden, Macron, Scholz, Starmer

Au moment où ces lignes sont écrites, la presse accuse les Palestiniens du Hamas de faire échouer un prétendu « plan de paix » américain.

Bombardement de l'armée israélienne le 18 août à Deir al Balah, à Gaza (photo AFP).
Par Victor Cayeux
Publié le 23 août 2024
Temps de lecture : 2 minutes

« Plan de paix » : il n’en est rien. Les États-Unis ont accepté toutes les conditions au cessez-le-feu demandées par Israël, pendant que ce dernier démultiplie bombardements et massacres de civils pour empêcher tout accord. Première condition rajoutée : dans les échanges entre les otages israéliens et les prisonniers politiques palestiniens, pour la plupart détenus sans procès et victimes de tortures et abus en tout genre, un quasi droit de véto serait arrogé à Israël sur qui serait libéré.

L’autre condition majeure rajoutée à l’accord serait une occupation militaire permanente de la frontière, avec un contrôle strict par l’armée israélienne de la frontière sud entre l’Égypte et Gaza.

Pendant ce temps, dans des conditions d’insalubrité totale, 1,7 million de vaccins contre l’hépatite sont bloqués à cette même frontière gérée par Israël, et déjà 71 338 Palestiniens ont contracté la maladie. À Gaza, en plus des bombes, le blocus tue.

20 milliards de dollars de bombes supplémentaires

Yoav Gallant lui-même, ministre de la Défense du gouvernement génocidaire, a émis des critiques sur ces nouvelles conditions à un accord de paix, s’inquiétant de l’escalade potentielle – où de la capacité d’Israël à la gérer – si aucun accord n’est signé, et que la riposte iranienne devait arriver. Malgré un déploiement militaire conséquent aux portes de l’Iran et du Liban, l’inquiétude est palpable ; Tsahal a annoncé rappeler des réservistes précédemment exemptés, augmenter la durée du service militaire, repousser les limites d’âge.

L’armée israélienne est en difficulté. L’économie israélienne est également sévèrement impactée, la guerre leur a coûté 67 milliards de dollars, l’inflation galope, la croissance s’effondre. Les trois principales agences de notation ont toutes trois décidé d’abaisser la note de l’État d’Israël, doutant de sa capacité à rembourser.

L’État sioniste ne tient que grâce aux livraisons d’armes massives, de bombes incendiaires de plusieurs tonnes, fournies à hauteur de 20 milliards de dollars supplémentaires par le gouvernement Biden-Harris. Des bombes américaines qui sont utilisées à chaque massacre de centaines de civils, femmes et enfants, par Israël.

Le président des États-Unis, (et Macron dans son sillage) a beau jeu de se présenter en faiseur de paix, en chef désabusé des négociations, qui serait confronté à des gens déraisonnables. C’est lui qui, jour après jour, permet au génocide de se poursuivre, alors que la crise s’aggrave.

Mais il est aussi confronté aux manifestations qui se poursuivent, jusque devant la convention démocrate qui devrait désigner sa vice-présidente comme son successeur. Manifestations qui portent l’exigence de plus en plus vitale : cessez-le-feu, arrêtez l’aide américaine à Israël !