Ukraine : les peuples contre les va-t-en-guerre

Trump a publié un « plan de paix » pour l’Ukraine. De nombreux commentateurs se sont empressés de considérer que ce plan était pro-Poutine, voire même écrit de la main des Russes !

Incendie dans une centrale électrique à Kharkiv en Ukraine après une attaque de drones, le 23 novembre (photo AFP).
Par Lucien Gauthier
Publié le 28 novembre 2025
Temps de lecture : 5 minutes

Un correspondant d’une chaîne d’info aux États-Unis expliquait que la seule chose qui intéressait Trump était que les combats s’arrêtent et qu’il puisse rétablir des relations économiques et commerciales avec la Russie (énergie, minerais, en particulier des terres rares dans le Donbass que Trump voudrait attribuer à la Russie).

Quelques jours après cette annonce, Zelensky – qui prudemment avait d’abord annoncé rejeter ce plan – a déclaré l’accepter comme base de travail. Une délégation ukrainienne a d’ailleurs déjà rencontré une délégation américaine à Genève.

Macron, ainsi que les autres dirigeants européens qui ont vitupéré le plan Trump, voulant montrer leurs muscles, en ont rebattu ! Ils ont eux aussi été contraints d’accepter ce plan comme base de discussion. Généreux, les États-Unis ont fini par concéder qu’une délégation européenne de second ordre soit présente en bout de table au cours des pourparlers. Starmer, Merz et surtout Macron ont fait des déclarations martiales. Macron, comme un petit va-t-en-guerre, multiplie les provocations contre la Russie et pousse à l’escalade en indiquant par exemple qu’il pourrait y avoir des troupes françaises et européennes pour garantir la paix contre la Russie.

Or, comme l’explique un chroniqueur de LCI, mardi 25 novembre : « Les Européens, parlent, parlent, parlent mais ne font rien sans un accord de Washington. » C’est effectivement la réalité, car les impérialistes nains, comme la France ou les autres pays européens, n’ont pas le quart du tiers des moyens et des possibilités pour intervenir.

Crise politique majeure

La crise des gouvernements européens, comme c’est le cas de manière exacerbée en France, conduit Macron et ces gouvernements à utiliser (…)


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