L’impérialisme, c’est la marche à la guerre et au chaos
La décision de déclencher la guerre par l’impérialisme américain, les exigences en direction des pays européens pour qu’ils se rangent sous la bannière étoilée, expriment de manière brutale la réalité des rapports mondiaux et la place de l’impérialisme américain.
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Lors de sa conférence de presse le 6 avril, Trump a promis l’enfer et la disparition de l’Iran. De son côté, l’Iran refuse de se soumettre aux exigences de l’impérialisme américain. Trump s’est également attaqué à ses « alliés » l’OTAN, l’Union européenne et les pays européens. Il a menacé d’un retrait des États-Unis de l’OTAN, il avait annoncé il y a plusieurs mois une baisse du financement américain à l’OTAN. Après avoir décrété des droits de douane à l’encontre des pays européens, après les menaces d’annexion du Groenland, Trump franchit un pas supplémentaire à l’égard de ses « partenaires ».
La décision de déclencher la guerre par l’impérialisme américain, les exigences en direction des pays européens pour qu’ils se rangent sous la bannière étoilée, expriment de manière brutale la réalité des rapports mondiaux et la place de l’impérialisme américain.
Dans une situation de crise généralisée, de marche à la dislocation du marché mondial, il faut pour l’impérialisme américain pour défendre sa place financière mais aussi industrielle s’attaquer non seulement à la Chine, mais également aux pays européens qu’il voit comme des concurrents sur le marché mondial. Cette crise c’est aussi celle de l’ordre impérialiste mondial. Tant pour des raisons de crise majeure du marché mondial que de crise politique internationale, Trump et l’administration américaine n’ont pas d’autre solution que la fuite en avant, donc la marche à la guerre et au chaos.
Dans cette même conférence de presse, Trump a annoncé qu’il voulait passer le budget militaire américain à 1 500 milliards de dollars (par comparaison, le budget militaire de la France, qui est un des plus élevés en Europe, est de 65 milliards d’euros ; quant à la Chine, son budget est de 275 milliards de dollars). L’industrie d’armement est, à l’époque de la crise impérialiste, la courroie d’entraînement de l’économie capitaliste mondiale.
Pour la défense de ses propres intérêts, l’impérialisme américain est prêt à déclencher un cataclysme mondial. N’oublions pas que le choc pétrolier en 1973 est la conséquence directe de la réaction de l’OPEP à la forte baisse du dollar. En effet, le 15 août 1971, le président Nixon annonce que les États-Unis suspendent la convertibilité du dollar en or et permettent ainsi au dollar de « flotter ». Le système des taux de change fixe s’écroule définitivement en mars 1973 avec l’adoption à l’initiative des États-Unis du régime de change flottant. Le résultat en est la dépréciation de la valeur du dollar américain, monnaie dans laquelle les prix du pétrole sont fixés. La guerre appelée « guerre du Kippour », en 1973, opposant Israël aux pays arabes de la région, est le contingent qui réalise le nécessaire.
Le prix du pétrole, quasiment stable depuis 1947, s’envole, provoquant crise économique après crise économique. Cette situation provoquera également dans les années 1970-1980 des révoltes des peuples contre les ajustements structurels du FMI et de la Banque mondiale. Car l’impérialisme, quelles que soient ses déclarations, n’a jamais défendu le droit des peuples. Le résultat des interventions militaires, en Afghanistan, en Iran, en Libye et ailleurs démontre que même pour des raisons prétendument « humanitaires », est la dislocation des nations et des peuples.
« OUT NOW ! »
Lors de sa conférence de presse à la Maison blanche le 6 avril, Trump a déclaré que « le peuple iranien devrait se soulever. » Il a ajouté que toutes les informations démontraient que le peuple iranien voudrait plus de bombardements pour défaire le régime. Qui peut croire un seul instant que les bombardements massifs, la destruction des infrastructures civiles, les milliers de morts et les dizaines de milliers de blessés peuvent répondre aux attentes du peuple iranien. Au contraire, quelle que soit l’opinion que les Iraniens peuvent avoir du régime en place, ils ne peuvent approuver l’agression israélo-américaine. En faisant référence à la formule « ramener l’Iran à l’âge de pierre », Trump avec morgue reprend les termes du chef d’état-major de l’armée américaine au Vietnam entre 1964 et 1968, le général Westmoreland, qui avait déclaré : « Nous allons ramener le Vietnam à l’âge de pierre. »
Effectivement, les B-52 américains, utilisés encore aujourd’hui en Iran, avaient lâché un tapis de bombes bien plus intense et dévastateur que pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils avaient également pulvérisé du napalm. Le fameux agent orange provoque encore aujourd’hui au Vietnam des malformations et des enfants mort-nés. Quelques années plus tard, en 1975, les combattants vietnamiens entraient à Saïgon, tandis que l’armée américaine fuyait dans la plus grande précipitation. Le Vietnam et son peuple étaient réunifiés. Cette défaite de l’impérialisme américain a été la combinaison de l’extraordinaire résistance du peuple vietnamien et de la mobilisation massive du peuple américain. Par millions et millions, les Américains ont manifesté pour exiger le retrait des troupes américaines du Vietnam sous le mot d’ordre : « Out Now ! » (« Dehors maintenant ! »).
En 2026, les mobilisations dans le monde entier contre la guerre, le rejet majoritaire dans la population américaine de cette agression et ses conséquences dans l’appareil politique américain sont les bases du combat pour arrêter la guerre. Une nouvelle fois : « Out Now ! »
