Le congrès de la confédération syndicale allemande (DGB) prend position contre la guerre
Le congrès de la confédération allemande DGB s’est tenu du 10 au 13 mai. La direction avait l’intention d'y confirmer son accompagnement à la politique du gouvernement. Mais dès la phase préparatoire, de nombreuses discussions à la base laissaient présager une résistance.
- Actualité internationale, Allemagne

Le congrès de la confédération allemande DGB s’est tenu du 10 au 13 mai 2026 dans un contexte politique marqué par la préparation d’une guerre d’agression contre la Russie par le gouvernement Merz/Klingbeil. La transition de l’économie vers une économie de guerre exige un démantèlement radical de toutes les conquêtes sociales et démocratiques obtenues de haute lutte par le mouvement ouvrier. Pour cela, le gouvernement entend s’appuyer sur une direction syndicale « belliciste ».
En 2027, le budget de guerre (y compris le fonds spécial) devrait atteindre 125 milliards d’euros. 3 milliards d’euros supplémentaires d’aide militaire sont prévus pour l’Ukraine cette année. Par mesure de précaution, le ministre de la Guerre Pistorius a déployé deux navires de guerre dans le détroit d’Ormuz, engageant ainsi encore davantage le gouvernement dans la guerre d’agression déclenchée par Trump. (…)
Qu’il s’agisse de l’attaque contre notre assurance maladie publique (GKV), de l’érosion de la retraite publique, de la loi sur le temps de travail (suppression de la journée de 8 heures)… et surtout du projet de service militaire obligatoire – l’ensemble du programme du gouvernement fédéral se heurte à l’opposition de tous les syndicats de la DGB.
Les huées qui ont accueilli le discours provocateur de Merz lors du congrès traduisent le rejet de la majorité furieuse de nos collègues.
Il ne fait aucun doute que la direction de la DGB avait l’intention de confirmer, lors du congrès, son accompagnement et son soutien « critiques » à la politique du gouvernement. Mais dès la phase préparatoire, de nombreuses discussions à la base laissaient présager une résistance.
La direction syndicale a nié que la guerre implique nécessairement une guerre sociale.
Il y avait une véritable interdiction de débattre, dans tous les syndicats, des questions relatives à la politique de guerre du gouvernement fédéral. Lors des manifestations du 1er Mai, certains responsables locaux de la DGB ont interdit le port de pancartes et de banderoles représentant des colombes de la paix.
La base syndicale réclame le débat
Mais les discussions à la base n’ont pas pu être étouffées. (…)
La jeunesse syndicale a lancé une campagne impressionnante contre le service militaire obligatoire et a soutenu les grèves scolaires (…)
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