Japon : face aux protestations, l’université de Nagoya annule une exposition de véhicules militaires

Le comité d’organisation du 67e festival annuel de l’université de Nagoya a annulé une exposition de véhicules des Forces d’autodéfense, prévue le 13 juin, suite à la mobilisation du syndicat des personnels de l'université.

Campus Daido, de l'université de Nagoya (Japon). (The Yomiuri Shimbun via AFP)
Par Albert Tarp
Publié le 15 juin 2026
Temps de lecture : < 1 minute

Le 14 juin, plusieurs médias japonais ont rapporté que le comité d’organisation du 67e festival annuel de l’université de Nagoya avait annulé l’exposition de véhicules à haute mobilité des Forces d’autodéfense (FAD)1Armée japonaise., prévue le 13 juin.

La brochure du festival produite par le comité organisateur explique que le stand des Forces d’autodéfense devait être installé le 13 juin sur la « South Main Street » du campus universitaire et devait présenter « une exposition de véhicules réels des Forces d’autodéfense » et « une expérience de tests de condition physique de style Forces d’autodéfense ».

Mais le syndicat des personnels avait dénoncé par voie de communiqué une « campagne de propagande unilatérale » qui occultait le fait que les Forces d’autodéfense sont avant tout une organisation militaire, reprochant d’instaurer ainsi un faux sentiment de sécurité chez les étudiants, les habitants et les enfants concernant les Forces d’autodéfense, et de « nuire à la confiance du public envers l’université ».

En conséquence, le comité exécutif de l’université décidait d’annuler l’exposition. Le 14 juin, dernier jour du festival de l’université de Nagoya, aucune exposition des Forces d’autodéfense n’était prévue et le festival se déroulera comme d’habitude.

Comme le précise un responsable du syndicat, le véhicule des Forces d’autodéfense qui devait être exposé était un véhicule à haute mobilité pouvant être équipé d’un lance-missiles sol-air et d’autres équipements. Cette protestation intervient alors que la Première ministre Sanae Takaichi veut introduire explicitement les FAD dans l’article 9 de la Constitution, qui stipule jusqu’à présent : « Il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre. Le droit de belligérance de l’État ne sera pas reconnu. »