Bac Blanquer, Parcoursup : huit ans de tri, une jeunesse dans la rue
Depuis le 21 septembre, des centaines de lycées sont bloqués tous les jours partout en France. Les revendications lycéennes prennent racine dans des réformes de Macron nées en 2018 et qui ont bouleversé le lycée : le « bac Blanquer » et Parcoursup.
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Depuis le 21 septembre, des centaines de lycées sont bloqués tous les jours partout en France. « On veut des profs », « on a des journées à trous et interminables », « on ne peut pas choisir les études de notre choix ». Les revendications lycéennes prennent racine dans des réformes de Macron nées en 2018 et qui ont bouleversé le lycée : le « bac Blanquer » et Parcoursup.
2018 : un système pensé d’un bloc
Parcoursup n’est pas régi par une loi unique portant son nom, mais a été instauré par la loi du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (dite loi ORE). Son rapporteur n’était autre que Gabriel Attal. En parallèle, le ministre de l’Éducation nationale de Macron à l’époque, Jean-Michel Blanquer défend sa réforme du lycée. En février 2018, Jean-Michel Blanquer reconnaît devant les syndicats enseignants : Parcoursup, réforme du bac et réforme du lycée « font système ». Parcoursup remplace le système d’affectation post bac (APB) qui existait alors. Le bac est démonté : c’est la fin des séries L, ES et S ; la place est faite aux « spécialités », 40 % de la note finale est confiée au contrôle continu. En mars 2018, au Conseil supérieur de l’éducation, 40 voix s’opposent aux textes (FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, CFDT…), contre 19 pour. Le gouvernement passe outre comme à (…)
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