Se regrouper maintenant !

Pour ouvrir une issue, pour battre le RN et la macronie, se regrouper maintenant. Une campagne dynamique engagée par les Insoumis rejoint le plus souvent par la population, lire ci-après des échos de Seine-Saint-Denis.

Portes-à-portes, rassemblements, diffusions, etc. dans toute la France.
Par Tamara Rossi
Publié le 27 juin 2024
Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le 9 juin, 50 605 personnes se sont inscrites à la France Insoumise. 21 300 d’entre elles rejoignent un groupe d’action. C’est du jamais vu !

Jamais aucune campagne n’a atteint ce degré d’investissement. Pourquoi ?

Parce que le bilan de Macron est dans toutes les conversations : réforme des retraites, politique de précarité, de misère, 10 millions de pauvres, loi séparatisme, loi asile et immigration…

Parce que sa politique n’a cessé de nourrir l’extrême droite. Tout le monde est conscient du danger du Rassemblement national aux portes du pouvoir, qui va amener sa politique de division raciste de la société, contre toutes les mesures sociales.

Une issue est en train de s’ouvrir

Le Nouveau Front populaire est né de cette volonté d’unité pour tourner la page de la politique d’Emmanuel Macron d’injustice sociale et de division.

Chacun se souvient des centaines et des centaines qui se sont dirigées vers le siège d’EELV le 10 juin au soir et qui ont scandé en chœur « ne nous trahissez pas ! » à destination des dirigeants des partis composant le Nouveau Front populaire.

C’est cette majorité qui veut reprendre ses affaires en main et qui s’organise pour faire élire ceux qui ont promis de prendre les mesures d’urgence pour ce pays : l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation du Smic à 1 600 euros, le blocage des prix de première nécessité, agir pour la paix à Gaza, pour un cessez-le-feu total.

Une issue est en train de s’ouvrir. À l’évidence, ceux qui défendent le système ne voudront pas laisser faire une autre politique que la leur. C’est pour cela qu’on cherche partout à se rassembler et à s’organiser. Au-delà des résultats électoraux, c’est bien cela qui les inquiète et qui explique la violence de la campagne anti-LFI.

 

Échos de campagne en Seine-Saint-Denis

Dans les tractages et les porte-à-porte, sur les marchés, les réactions face aux militants LFI sont souvent positives. Certains repartent avec des tracts pour leur voisinage, certains rejoignent les groupes de campagne, d’autres s’inscrivent sur des actions… La parole à un militant LFI de Seine-Saint-Denis engagé dans la campagne.

« L’état d’esprit de la population, c’est l’angoisse. Les enjeux de cette élection ne sont pas les mêmes selon les gens qu’on rencontre mais il y a une conscience du moment qui est assez forte… et certains ont véritablement la trouille.

C’est dans ce rapport-là que la campagne chez nous est considérable. Il y a les militants de LFI qui sont sur place extrêmement mobilisés et il y a aussi des militants d’autres circonscriptions où il n’y a pas d’enjeu, qui nous rejoignent pour nous aider.

Certains viennent même d’assez loin. On a un couple de profs qui traverse tout le département pour venir tous les matins à 6 heures à la gare avant d’aller au boulot, un jeune salarié qui prend des jours de congé pour venir nous retrouver… Et des exemples comme ça, il y en a plein.

Il y a une bonne dynamique qui entraîne même des gens qui n’étaient pas à La France insoumise et qui aujourd’hui nous rejoignent.

Des militants qui notamment ont identifié que dans notre circonscription ça allait être serré et qui viennent filer un coup de main, qui en parlent à d’autres, et ainsi de suite.

Et puis il y a les habitants, parmi ceux qui sont les plus exposés, ceux qui sont le plus en danger, qui prennent des dispositions. On a des mères d’élèves qui ont demandé des tracts, qui font les sorties d’écoles, qui distribuent dans leur cité, qui font marcher leurs réseaux à fond.

Et dans les diffusions, beaucoup nous disent « on s’est organisé, on fait voter tout le monde autour de nous, on sera là », et ça se ressent dans les procurations : le commissariat local annonçait il y a peu qu’ils avaient quatre-vingt demandes de procuration par jour !