Triste fin

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour avoir confirmation que Corbière n’avait plus rien à voir avec LFI.

Alexis Corbière. (AFP)
Par Daniel Shapira
Publié le 5 juillet 2024
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Alexis Corbière fut député LFI. A l’occasion de ces élections législatives, LFI a décidé d’investir Sabrina Ali Benali dans la circonscription dont il était député.

Aussitôt, relayé par tous les médias possédés par le capital, Alexis Corbière a crié à la « purge ». Comme si on était élu à vie et comme si LFI n’avait pas le droit de décider souverainement de ses candidats.

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour avoir confirmation que Corbière n’avait plus rien à voir avec LFI.

Dimanche soir, à 22 h 24, sur BFM, il ne s’est pas contenté de dire comme Mélenchon et la FI qu’aucune voix ne devait aller au RN avec retrait des candidats en troisième position ; non, il a fait un appel : « Prenez le bulletin quel que soit le nom qu’il y a dessus, même s’il faudra se boucher le nez. »

On connaît la formule. Donc, en se bouchant le nez, Corbière choisit d’appeler à voter, le cas échéant, pour des candidats macronistes qui ont fait la contre-réforme des retraites et voté avec le RN la loi immigration.

Les repas secrets avec Ruffin et le multimillionnaire Legrain auront donc notamment servi à ça : se boucher le nez !

J’ai connu personnellement Alexis Corbière à une époque – très ancienne – où il était un jeune révolutionnaire. J’ai aussi bien connu Alexis Corbière lorsqu’il était un militant passionné, conséquent, fidèle de LFI, avec qui j’ai combattu…

Que c’est loin !

Adieu Corbière.