Le conclave, un dispositif ébranlé

Pressée par ses militants, déstabilisée par les déclarations de Bayrou, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dû se résoudre, le 20 mars, à quitter à son tour le conclave sur les retraites. Le Medef et la CFDT tentent de le remettre sur pied.

A droite Marylise Léon (CFDT) et Patrick Martin (Medef), le 17 janvier. (AFP)
Par Yan Legoff
Publié le 28 mars 2025
Temps de lecture : 3 minutes

Sophie Binet avait bien tenté, jusqu’aux tout derniers jours, de convaincre son organisation de rester jusqu’au bout (le conclave était censé durer jusqu’en juin). Mais les déclarations de François Bayrou, dimanche 16 mars, excluant tout retour aux 62 ans, ont exacerbé le rejet des militants de la CGT à tous les niveaux, qui ont estimé que la comédie avait assez duré.

Bayrou lui-même a rendu la tâche impossible à Sophie Binet : impossible de continuer à faire croire que ce conclave aurait pu accoucher d’une abrogation de la réforme des retraites ! Depuis le début, il n’avait au fond qu’un seul objectif : justifier la non-censure par le PS du gouvernement, garantir la « stabilité » de l’exécutif. La Tribune Dimanche (23 mars) le résume d’un titre : « Le conclave, assurance-vie du gouvernement ».

Après le départ de FO (le 27 février), celui de la CGT ébranle tout le dispositif.

A la recherche d’un « conclave 2.0 »

Autre victime collatérale de la sortie de Bayrou du 16 mars : le PS, dont la duplicité est mise à nu. Après avoir sauvé Bayrou en janvier dernier au nom de (…)


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