Sécurité sociale : Pour le gouvernement : travailler plus, se soigner moins

François Bayrou, le Premier ministre le plus impopulaire de la Ve République, vient d’exposer son programme de coupes dans toutes les dépenses, sauf l’armée et la répression.

Par Nicole Bernard
Publié le 25 avril 2025
Temps de lecture : 3 minutes

Personne ne s’étonnera de son acharnement contre les dépenses de la Sécurité sociale. Bien que lâché par la CGT et Force ouvrière d’un côté, par l’U2P (L’Union des entreprises de proximité) de l’autre, il a toujours l’intention d’aggraver la réforme des retraites de 2023.

La ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Mme Vautrin, nous dit tout sur la position du gouvernement sur la Sécurité sociale : « Depuis le temps qu’on fait des replâtrages, un modèle aussi déficitaire que celui-là est quelque part un chef-d’œuvre en péril. D’où la nécessité de partager le péril et de voir comment chacun est prêt à faire un effort pour garder le modèle. » (Le Figaro du 16 avril).

200 milliards d’aides aux entreprises sans contrepartie ne l’émeuvent pas mais 15 milliards de déficit de la Sécurité sociale, c’est autre chose ! Et Mme Vautrin de demander aux retraités et aux malades de se serrer la ceinture.

Elle a trouvé une aide auprès de Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes depuis 2020, toujours prêt à attaquer la Sécurité sociale : « En continuant comme cela, on va flinguer notre modèle social ». En continuant (…)


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