8,5 milliards en plus pour la guerre

Macron et Lecornu viennent de débloquer 8,5 milliards en plus en vue d’acheter des munitions (bombes et autres missiles) pour l’armée.

(photo DR)
Par Yan Legoff
Publié le 6 avril 2026
Temps de lecture : 2 minutes

D’un claquement de doigts, au détour d’un débat sans vote à l’Assemblée, le 25 mars, sur la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Trump et Netanyahou contre l’Iran et le Liban, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce 8,5 milliards d’euros en plus pour la guerre. « C’est colossal », admet Lecornu.

Il précise que plus de 5 000 militaires, au sol, sur des navires de guerre, dans les airs, sont actuellement déployés dans le Moyen-Orient. « La France n’est pas partie au conflit », prétend-il. Tu parles… Il dit lui-même : « Dès le début de la crise, des capacités aériennes et des moyens de défense sol-air ont été envoyés en renfort ; ils ont contribué à la protection de l’espace aérien des émirats. Enfin, la Marine nationale engage un volume important de bâtiments articulés autour du groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle, des frégates et des porte-hélicoptères amphibies. »

Tout ce déploiement, qui coûte des sommes folles chaque jour, pour protéger les émirats, des monarchies pétrolières et réactionnaires !

Entre 2017 et 2027, le budget pour l’armée a doublé

Lecornu précise que ce mois d’avril, une mise à jour de la loi de programmation militaire (LPM) va être à l’ordre du jour de l’Assemblée pour enregistrer cette nouvelle augmentation du budget de guerre, alors que les hôpitaux sont à l’os, que parents et enseignants font face ces jours-ci à l’annonce de milliers de fermetures de classes.

« Entre 2017 et 2027, le budget de nos armées a donc doublé (…). Aujourd’hui, ce choix doit être amplifié », dit le Premier ministre, félicitant au passage les députés qui ont voté, en 2023, la LPM (413 milliards d’euros pour 7 ans, de 2024 à 2030). Du PS au RN, ils se reconnaîtront… Cette LPM finance, entre autres, la construction d’un nouveau porte-avions nucléaire, pour 12 milliards d’euros (sans compter les avions et les navires qui l’accompagneront à chaque mission).

L’extrême droite jubile : « L’effort de défense progresse, et c’est heureux », lance le représentant des députés ciottistes UDR. « Nous considérons que la réponse française – déploiement du groupe aéronaval et augmentation des moyens aériens et maritimes dans la zone – est à la hauteur », se félicite pour sa part Marine Le Pen.